Le paillis de miscanthus : résultats des essais et quantités à prévoir pour les massifs, les serres et les pépinières
Les communes françaises utilisent le miscanthus broyé comme paillis depuis les années 2010, et la demande a augmenté après 2017, lorsque les produits phytopharmaceutiques ont été interdits dans les espaces publics. Des essais l’ont comparé à la paille, à l’écorce, aux plaquettes de bois et à la chènevotte. L’article présente les résultats de ces essais, les principaux usages, les propriétés du matériau, ainsi que l’épaisseur et le volume à étaler. Il compare ensuite le miscanthus aux autres paillis, donne le coût au mètre carré et la marge par hectare comparée à celle du combustible, décrit le marché et se termine par le paillis en sac que nous préparons à partir de nos propres champs.
Substrats : le miscanthus comme substrat · Haies : l’article sur la haie · Quantités : chapitre 05
L’essentiel pour les jardiniers, les producteurs et les services des espaces verts
-
Une couche de 5 cm de miscanthus broyé maîtrise la plupart des adventices pendant environ deux saisons de végétation.
Dans un essai français sur des massifs arbustifs communaux, le miscanthus a réduit le nombre d’adventices de plus de 80–90 % pendant 18 mois et se décomposait visiblement après deux ans. Dans le même essai, la paille et le lin ont tenu six à douze mois. Un essai allemand en verger attribue à une couche de miscanthus une durée de deux saisons, comme à l’écorce de pin et aux plaquettes de bois. -
Le paillis conserve l’humidité du sol et n’en modifie pas le pH.
Sous des vignes en Moldavie, le sol paillé de miscanthus était, à 10–15 cm de profondeur, environ deux fois plus humide que le sol nu sur l’ensemble de la saison. Dans une serre autrichienne, le compartiment paillé de foin et d’herbe a consommé environ moitié moins d’eau d’irrigation que le compartiment non paillé. Après deux ans, dans l’essai français, le pH du sol sous tous les paillis, miscanthus compris, restait inchangé, entre 7,3 et 7,5. -
Aucun prélèvement d’azote n’a été mesuré sous une couche de surface, et le broyat enfoui immobilise l’azote.
Sous 10–20 cm de miscanthus, des vignes n’ont montré aucun changement de leur état azoté, et une revue bibliographique consacrée aux plaquettes de bois fait le même constat pour les couches de surface. Dans un essai d’évaluation de constituants de substrats, la paille de miscanthus a immobilisé en une semaine 70 % de l’azote apporté. Le paillis est donc étalé en surface et n’est pas enfoui. -
Le broyat ne contient ni graines de miscanthus ni tanins ; il est léger et s’enflamme probablement aussi facilement que la paille.
Le clone ne produit pas de graines. Une fois tassé, le broyat pèse environ 100–130 kg par mètre cube ; la couche est donc arrosée après l’épandage pour qu’elle ne s’envole pas. Dans des essais d’inflammabilité, qui ne portaient pas sur le miscanthus, la paille s’est enflammée au contact de braises bien plus souvent que l’écorce, et l’on prend pour le broyat les mêmes précautions que pour la paille. -
La récolte annuelle d’un hectare suffit à pailler environ 2 200–3 500 mètres carrés à 5 cm.
Le chiffre est calculé au chapitre 05 à partir de 12–18 t de matière sèche par hectare et d’une masse volumique tassée d’environ 120 kg par mètre cube.
Moins d’adventices et un sol plus humide, sans modification du pH du sol ni de la nutrition azotée sous un paillis de surface
Les principales comparaisons entre paillis proviennent de deux essais. À Hazebrouck, dans le Nord, la FREDON Nord Pas-de-Calais, organisme de protection des végétaux, a mis en place onze paillis à 5 cm sur des massifs arbustifs du centre-ville et a compté les adventices pendant deux ans. En Wallonie, le Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W) a évalué pendant trois ans le miscanthus, la chènevotte, l’écorce de pin et la toile tissée, posés à 5 cm dans une pépinière et une aspergeraie. Des essais en vigne en France, dans l’Ohio et en Moldavie, ainsi que des essais sous serre en Autriche et en Espagne, fournissent des données sur l’humidité du sol, la température et le rendement.
| Essai | Dispositif | Résultats pour le miscanthus |
|---|---|---|
| Hazebrouck, France, 2010–2012 | Onze paillages à 5 cm sur des massifs arbustifs en centre-ville | Nombre d’adventices toujours inférieur de plus de 80–90 % à celui de la parcelle nue pendant 18 mois ; décomposition légère à moyenne sur cette période, décomposition visible à 24 mois ; pH du sol de 7,3–7,5 sous tous les paillages, comme en sol nu ; peu d’effet sur la matière organique du sol ; une couche plus épaisse est conseillée, parce que les morceaux irréguliers laissent de petits interstices. |
| Wallonie, Belgique, 2014 | Paillages à 5 cm dans une pépinière de porte-greffes et une aspergeraie, trois ans | Protection contre les adventices excellente la première année, bonne à moyenne la deuxième, faible la troisième, même évolution que la chènevotte et l’écorce de pin ; coût d’environ 0,75 € par mètre carré et par an pour un matériau acheté chez le producteur ; champignons inoffensifs en surface par temps très humide. |
| Loir-et-Cher, France, 2019–2020 | Vigne, bande de 80 cm, 10–20 cm d’épaisseur | Un cep sur 27 envahi par les adventices ; le paillage est resté en place toute la saison ; aucun changement de l’état azoté de la vigne ; moins de grappes, mais des baies plus lourdes et plus sucrées ; matériau et épandage d’environ 2 200 € par hectare et par an, contre 63 € pour le désherbage mécanique. |
| Gard, France, trois ans | Vigne, 10 cm de paille de miscanthus, de plaquettes de bois ou de feutre de fibres | Couverture d’adventices de 15–38 % sous les paillages après trois ans, contre 76 % sur le témoin nu ; le miscanthus se tasse bien et résiste au vent une fois compacté. |
| Moldavie, 2024 | Vigne, bande de miscanthus de 50 cm | Humidité du sol à 10–15 cm environ double de celle du sol nu sur la saison ; évaporation divisée par trois environ ; croissance des pousses supérieure de 12–20 % ; un seul site, sans répétition indiquée. |
| Ohio, 2019–2020 | Vigne en hiver : paille, cannes de maïs et miscanthus comparés au buttage | Points de greffe maintenus au-dessus de −2 °C quand l’air descendait sous −15 °C ; désherbage et humidité du sol meilleurs qu’avec le buttage ; aucun effet sur le rendement ni sur la qualité des raisins. |
| Styrie, Autriche, 2020 | Concombres sous serre, paillages de foin et d’herbe | Le compartiment paillé a consommé 39 800 litres d’eau d’irrigation contre 83 000 pour le compartiment non paillé ; rendements égaux ou légèrement supérieurs ; les couverts vivants ont augmenté l’humidité de l’air et les maladies. |
| Almería, Espagne, 2022 | Tomates sous serre : polyéthylène, film biodégradable et paille | Évaporation, adventices et rendement identiques sous paille et sous film ; sol plus chaud sous tous les paillages ; les graines de céréales de la paille ont levé toute la saison. |
Les essais ont mis en évidence deux limites. Dès la deuxième année, les adventices vivaces traversent les paillis organiques : dans les essais français, le liseron, le chiendent, les pissenlits et les chardons se sont enracinés à travers la couche, et les notes wallonnes sont tombées à « faible » la troisième année. La couche s’amincit aussi en se décomposant, si bien qu’un massif paillé à 5 cm doit être rechargé après deux saisons, et une bande de vigne à 10–15 cm après un ou deux ans. Dans les Pays de la Loire, les conseillers viticoles, qui visent trois à quatre ans de couverture sous le rang, posent 20 cm en deux passages, parce que la première couche s’imbibe d’eau et s’affaisse.
L’effet sur le rendement varie selon les essais. Les vignes du Loir-et-Cher ont donné moins de grappes, mais des baies plus grosses ; les vignes moldaves ont poussé plus vigoureusement, et le rendement des vignes de l’Ohio n’a pas changé. En Alsace, un paillis de plaquettes de bois a réduit le rendement par faim d’azote ; le miscanthus ne faisait pas partie de cet essai. Dans des vergers de pommiers polonais, la paille de miscanthus étalée sous les arbres a donné une croissance du tronc plus forte, un rendement égal à celui de la bande désherbée chimiquement et des fruits plus gros, même si un herbicide restait nécessaire contre les adventices vivaces.
Parmi les onze paillis figuraient l’écorce de pin et les coques de cacao, et l’écorce n’a pas acidifié le sol, bien qu’on lui prête souvent cet effet.
L’azote sous un paillis de surface
Sur des plantes installées, aucun prélèvement d’azote n’a été mesuré sous une couche de surface de miscanthus ou de plaquettes de bois. Les broyats enfouis dans le sol immobilisent l’azote, et des plaquettes de bois fraîches entassées en couche épaisse sur un sol forestier nu ont ramené la teneur en nitrates du sol au quart de sa valeur pendant une saison.
Usages sur les massifs publics et d’ornement, les rangs de légumes et de fraisiers, le sol des serres, sous les vignes et les arbres fruitiers, et sur les plantes en conteneur
Les communes françaises comptent parmi les principaux utilisateurs de paillis de miscanthus. Depuis 2017, elles ne peuvent plus employer de produits phytopharmaceutiques dans les espaces publics, et une synthèse sur la filière française du miscanthus retient cette année comme le tournant de la demande en paillage. Dans les autres usages aussi, le paillis couvre le sol à la place d’un herbicide ou du binage.
Massifs d’ornement et espaces publics
C’est l’usage le mieux documenté. Rethel, dans les Ardennes, paille ses massifs avec du miscanthus, sur 5–8 cm, depuis 2009, et Ableiges, dans le Val-d’Oise, depuis 2017. L’institut bavarois d’horticulture (LWG Veitshöchheim) recommande 3–5 cm de miscanthus broyé pour ses mélanges de vivaces et à la place du paillage minéral en lisière de bois. Aux Pays-Bas, les entreprises d’espaces verts qui travaillent pour les communes le posent à 5 cm et signalent moins de passages de binage.
Planches de légumes
Le paillis se pose sur 3–5 cm entre les rangs et autour des cultures repiquées, une fois les plants en place. On ne l’étale pas sur un semis, car les plantules ne pourraient pas traverser la couche, et l’on ne paille pas l’oignon, l’échalote ni l’ail, parce que la couche retient l’humidité. En France, le paillis de miscanthus en sac est vendu pour les fraisiers et le potager.
Fraisiers
Aucun essai n’a testé le miscanthus sous fraisiers. Les paillis organiques évitent le contact des fruits avec le sol ; dans un essai finlandais, la pourriture grise a touché 3–14 % de la récolte sous paille, sous natte de lin et sous plaquettes de bois, et les fraises récoltées sur plaquettes ont eu la plus longue durée de conservation. Dans un essai allemand, des escargots se sont abrités sous un film de paillage. Autour des fraisiers, la couche est maintenue mince et les plants sont contrôlés régulièrement.
Sol de serre et de tunnel
Dans une serre autrichienne, un paillis de foin et d’herbe a réduit de moitié l’eau d’irrigation des concombres cultivés en pleine terre ; dans une serre espagnole, la paille a donné d’aussi bons résultats que le film plastique sur tomate. Les lignes de goutte-à-goutte sont posées sous le paillis, et l’engrais est apporté par ces lignes. Sous abri, le sol était plus chaud sous tous les paillis.
Vignes et vergers
Sous les vignes et les arbres fruitiers, le paillis est posé en bande de 50–80 cm de large sur 10–20 cm d’épaisseur ; avec un épandeur latéral, le chantier demande 10–18 heures par hectare. Il remplace le désherbage mécanique et l’herbicide pendant un à deux ans. L’essai du Loir-et-Cher a chiffré le coût à environ 2 200 € par hectare et par an, matériau et épandage compris, ce qui dépasse largement le coût du désherbage mécanique. Les producteurs l’emploient sur les parcelles en pente ou étroites, où le désherbage mécanique est difficile.
Plantes en conteneur
Sur les plantes en conteneur, un surfaçage de 2–3 cm peut servir contre les hépatiques et les adventices. Aucun essai en conteneur n’a été mené avec le miscanthus ; l’épaisseur est donc fixée par analogie avec les balles de riz étuvé, qui ont permis une maîtrise presque complète des hépatiques à 1,3–2,5 cm dans un essai américain. Les surfaçages légers s’envolent des pots et sont grattés par les oiseaux ; le matériau est donc arrosé après la pose.
Paillages dans les espaces publics, en plein champ, sous tunnel et en vigne
- Jardin public · Normandie

Un massif paillé dans un jardin public en Normandie. Photo : Jmalo, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
- Parc · Burghley House

Paillis étalé au pied d’un vieux chêne dans le parc de Burghley House, près de Stamford, en Angleterre, en avril 2017. Photo : Lamiot, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
- Dépôt municipal · Lille

Miscanthus broyé livré en vrac dans un dépôt municipal à Lille, novembre 2018. Photo : Lamiot, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
- Fraisiers · Dülmen

Fraisiers sur paille près de Dülmen, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie : l’usage pour lequel le paillage de miscanthus est vendu en sac en France. Photo : Dietmar Rabich, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
- Tunnel · Cornouailles

Planches surélevées dans un tunnel du Kehelland Trust, en Cornouailles, en avril 2025, avec des plaquettes de bois dans l’allée qui les sépare. Photo : David Medcalf, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.
- Vigne · France

Rangs de vigne paillés en France, en février. Photo : Olivier Lemoine, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Le broyat se compose de tiges sèches et ligneuses, légères, au pH proche de la neutralité et pauvres en éléments nutritifs
À la fin de l’hiver, le miscanthus a perdu la plupart de ses feuilles, et la récolte se compose surtout de tiges sèches. Les tiges contiennent 8–12 % de lignine, 41–53 % de cellulose et seulement 0,4 % d’azote. Les chiffres ci-dessous proviennent d’analyses de tiges du clone récoltées au printemps en Grande-Bretagne et des valeurs de référence allemandes pour les combustibles.
La couche contient à peu près 10–40 g d’azote et 20–50 g de potasse par mètre carré, libérés sur plusieurs années. Ces quantités sont trop faibles pour que la couche joue le rôle d’un engrais ou augmente la salinité du sol.
Broyat de tiges et broyat de plante entière
Les feuilles contiennent deux fois plus d’azote que les tiges, cinq fois plus de silice et trois fois plus de cendres. Le broyat issu d’une récolte de fin d’hiver, composé surtout de tiges, est plus clair et se décompose plus lentement qu’un broyat de plante entière coupé à l’automne.
Avantages du matériau
- Aucune graine de miscanthus. Le clone ne produit pas de graines. Une récolte sale peut apporter des graines d’adventices et de la terre ; les parcelles sont donc tenues propres et le broyat est criblé.
- Ni tanins ni acidité. Le broyat a un pH proche de la neutralité, et le pH du sol sous la couche n’a pas changé dans l’essai français.
- Décomposition lente. Les tiges sont riches en lignine et en cellulose, et dans des essais en sachets de litière, la paille de miscanthus s’est dégradée plus lentement que la paille de blé.
- Couleur claire. La surface pâle réfléchit davantage la lumière qu’un sol nu ou qu’un paillis sombre et devrait garder le sol plus frais en plein air, mais aucune température du sol n’a été mesurée sous miscanthus.
Inconvénients et précautions
- Le faible poids. Le broyat est léger, si bien qu’une couche fraîche s’envole tant qu’elle n’a pas été arrosée ; les chargements sont bâchés pendant le transport.
- Le feu. Dans des essais d’inflammabilité, qui ne portaient pas sur le miscanthus, la paille de blé s’est enflammée au contact d’une briquette de charbon de bois incandescente bien plus souvent que l’écorce ou les plaquettes de bois ; par ailleurs, un tas de broyat récolté humide s’échauffe au stockage. Le broyat est donc stocké au sec, et la couche est tenue à l’écart des barbecues et des feux de jardin.
- Les moisissures. Par automne humide, des champignons inoffensifs se développent en surface ; l’un d’eux, le coprin, peut tacher les dallages.
- Les rongeurs et les limaces. Les paillis peuvent abriter les uns comme les autres. L’essai allemand en verger signale des rongeurs, et dans des essais britanniques le paillis n’a pas fait barrière aux limaces. Aucun essai n’étaye l’idée que le miscanthus repousse les limaces.


Épaisseur de la couche selon l’usage, volume et poids de paillis nécessaires
Le volume de paillis s’obtient en multipliant la surface par l’épaisseur de la couche. À 5 cm, un mètre carré demande 50 litres ; un sac de 125 litres couvre donc deux mètres carrés et demi. Le calculateur ci-dessous convertit une surface et une épaisseur en mètres cubes, en nombre de sacs et en poids, et donne la part de la récolte d’un hectare nécessaire pour cette surface.
| Emplacement | Épaisseur | Litres par m² | Source |
|---|---|---|---|
| Massifs d’arbustes et de vivaces, espaces publics | 5 cm ; 7–10 cm là où les adventices sont nombreuses | 50–100 | Essai FREDON 2012 ; Chambre d’agriculture de Normandie ; pratique de la ville de Rethel |
| Mélanges de vivaces dans leurs premières années | 3–5 cm | 30–50 | LWG Veitshöchheim |
| Rangs de légumes et de fraisiers | 3–5 cm, une fois les plants en place | 30–50 | Fiche d’une plateforme de compostage allemande ; sacs vendus au détail en France |
| Vignes et vergers, sous le rang | 10–20 cm sur une bande de 50–80 cm | 100–200 par m² de bande | DEPHY Loir-et-Cher ; IFV Gard ; préconisations des Pays de la Loire |
| Plantes en conteneur | 2–3 cm en surfaçage | 20–30 | Par analogie avec les balles de riz (essai américain) |
Calcul du paillis pour une surface donnée
- Paillis nécessaire
- 5 m³
- Sacs de 125 litres
- 40
- Poids à 120 kg par mètre cube
- 600 kg
- Part de la récolte d’un hectare
- 3,6 %
Le calcul suppose un broyat tassé à 120 kg par mètre cube et un hectare de miscanthus adulte produisant environ 140 mètres cubes de broyat par an, valeur proche du milieu de la fourchette de 110–175 m³ indiquée plus bas.
Un hectare de miscanthus adulte produit 12–18 tonnes de matière sèche par an, soit 14–21 tonnes de broyat à l’humidité de vente, ou environ 110–175 mètres cubes tassés. Cette quantité suffit à pailler environ 2 200–3 500 mètres carrés à 5 cm, soit les massifs d’un grand parc ou les rangs d’une exploitation maraîchère, chaque année pendant une vingtaine d’années.
Le paillis s’étale sur un sol propre et humide, après la plantation ou le désherbage, puis il est arrosé pour que la couche supérieure se lie. Quand la couche s’amincit, on ajoute du paillis frais par-dessus l’ancien. On ne l’enfouit pas et on ne l’étale pas sur les semis. En vigne, un groupe de viticulteurs français a associé un paillis posé humide juste avant un gel à des dégâts de gel un peu plus importants sur les ceps.
À 8 cm, un mètre cube couvre 12,5 mètres carrés, et à 3 cm environ 33. La fiche de la plateforme de compostage allemande citée dans le tableau ci-dessus indique que le volume en mètres cubes s’obtient en multipliant la surface en mètres carrés par 0,04, ce qui correspond à une couche de 4 cm.
Le paillis obtenu avec une balle
Une grosse balle cubique de 2,6 mètres cubes donne environ six mètres cubes de paillis non tassé, de quoi couvrir quelque 120 mètres carrés à 5 cm. Une balle ronde de 250–350 kg couvre 40–60 mètres carrés.


Le miscanthus comparé à la paille, à l’écorce, aux plaquettes de bois, à la chènevotte, aux coques de cacao et au film
Les données du tableau proviennent des deux essais comparatifs du chapitre 02, des comptes rendus d’essais en vigne et des études citées sous le tableau. Dans ces sources, le miscanthus dure à peu près aussi longtemps que l’écorce de pin, les plaquettes de bois et la chènevotte, et plus longtemps que la paille.
| Matériau | Durée | Graines apportées | pH du sol | Azote | Autres |
|---|---|---|---|---|---|
| Broyat de miscanthus | Deux saisons à 5 cm ; sous les vignes, 10–15 cm renouvelés tous les 1–2 ans | Pas de graines de miscanthus ; graines d’adventices du champ possibles | pH 6,5–7,2 ; pH du sol inchangé après deux ans | Aucun prélèvement mesuré sous une couche de surface ; forte immobilisation en cas d’enfouissement | Couleur claire ; léger, donc arrosé après la pose ; taches de moisissure par automne humide ; s’enflamme probablement au contact de braises, comme la paille (non testé) |
| Paille de céréales | Six à douze mois ; 40 cm sous les vignes, renouvelés chaque année | Les graines de céréales lèvent ; les graminées vivaces s’enracinent dans la couche | Légère hausse dans un essai sous serre | Faible ; plus riche en azote que le miscanthus | Bon marché ; aspect usé en quelques mois ; s’enflamme au contact de braises |
| Écorce de pin ou d’épicéa | Deux à trois ans | Aucune | Aucun changement mesurable après deux à trois ans dans deux essais, bien que l’écorce passe souvent pour acidifier le sol | À ne pas enfouir | Sombre ; lourde ; s’enflamme rarement au contact de braises |
| Plaquettes de bois, BRF | S’affaissent dès la troisième année à 15 cm | Faible | Aucun changement mesuré | Forte immobilisation de l’azote mesurée sous plaquettes fraîches dans des vignes alsaciennes et dans un essai forestier | Souvent gratuites sur l’exploitation ; gros volumes à déplacer ; retournées par les sangliers |
| Chènevotte | Deux saisons à 5 cm | Levées de chanvre si la chènevotte est mal nettoyée | N’acidifie pas | Immobilise un peu d’azote en surface les premières années | Retient quatre fois son poids d’eau ; environ 2 € par m² et par an dans les essais wallons |
| Coques de cacao | Excellente maîtrise des adventices pendant 18 mois dans l’essai français | Aucune | Libèrent des minéraux ; ont augmenté la matière organique du sol | Faible | Sombres ; réchauffent le sol ; toxiques pour les chiens ; importées des tropiques |
| Toile tissée ou film | Toile : deux ans et plus ; film biodégradable : une saison | Aucune | Aucun | Aucun | Les escargots s’abritent sous le film ; chaleur et acariens sur plastique noir ; rien ne retourne au sol |
Les sept matériaux du tableau
- Broyat de miscanthus

Tiges de miscanthus broyées dans un dépôt à Lille, novembre 2018. Photo : Lamiot, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
- Paille de céréales

Rangs de fraisiers avec de la paille étalée dans les allées, à Holt, près de Wrexham, en juin 2014. Photo : Jeff Buck, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.
- Écorce

Paillis d’écorce autour d’une marguerite du Cap, devant une maison de Berlin-Karow, en avril 2007. Photo : Geoprofi Lars, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
- Plaquettes de bois

Paillis de plaquettes de bois sur un massif du jardin de la RHS à Wisley, dans le Surrey. Photo : Rowan Adams, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
- Chènevotte

Chènevotte, le cœur ligneux broyé de la tige de chanvre, dans un panier portant une étiquette en allemand, 2008. Photo : Florian Gerlach, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.
- Coques de cacao

Paillis de coques de cacao dans un massif, avec un panneau indiquant qu’il est toxique pour les chiens, 2009. Photo : Leslie Seaton, via Wikimedia Commons, CC BY 2.0.
- Film

Fraises sur un film de paillage en plastique noir dans une cueillette libre-service de la Vorderpfalz, en Allemagne, en juin 2021. Photo : Fischer.H, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Les plaquettes de bois, souvent gratuites sur une exploitation, sont le matériau le plus souvent comparé au miscanthus. Une couche épaisse de plaquettes fraîches sur sol nu peut immobiliser l’azote pendant une saison, comme on l’a observé dans des vignes alsaciennes et dans un essai forestier, et une couche de 15 cm s’affaisse dès la troisième année ; une fois vieillies, les plaquettes font un bon paillis. L’écorce dure à peu près aussi longtemps que le miscanthus. Elle est plus lourde et plus sombre, et elle s’enflamme rarement au contact de braises. La paille est le moins cher de ces matériaux et le moins durable, et elle apporte des graines de céréales.
Les prix de ces matériaux et le coût d’une couche au mètre carré sont comparés au chapitre 07.

Le coût d’une couche de 5 cm au mètre carré et la marge par hectare du paillis, comparée à celle du combustible
Dans le premier tableau, les prix du miscanthus, de l’écorce, des plaquettes de bois et de la paille sont convertis en coût d’une couche de 5 cm, qui demande 50 litres par mètre carré ; pour une autre surface, le volume peut être obtenu avec le calculateur du chapitre 05. Dans le second tableau, nous calculons la marge par hectare d’une récolte vendue en paillis et la comparons à celle d’une vente en balles de combustible.
Coût d’une couche de paillis de 5 cm au mètre carré
| Matériau et mode de vente | Au m² à 5 cm | Prix au m³ | Lieu, date et base du prix |
|---|---|---|---|
| Miscanthus en vrac, enlevé à la ferme | 1,50–2,40 € | 30–48 € | Trois exploitations en France, 2026 ; un prix TTC, les deux autres sans mention de la TVA |
| Miscanthus en big bag, à la ferme ou chez un négociant en matériaux | 3,00–4,00 € | 60–80 € | France, 2026 ; exploitations 60–67 €, négociant 65–80 € HT |
| Miscanthus en sac, en jardinerie et en grande surface de bricolage | 8,90–14,00 € | 178–280 € | Allemagne, Belgique et France, 2026 ; sacs de 50–70 litres, TTC |
| Miscanthus en sac de 125 litres, dans une enseigne française de jardinerie | 16,00–20,00 € | 320–400 € | France, 2026 ; TTC |
| Paillis d’écorce en vrac, sur une plateforme de compostage | 2,60–2,95 € | 52–59 € | Allemagne, 2026 ; départ plateforme, l’un des tarifs TVA à 7 % comprise |
| Paillis d’écorce en sac, en grande surface de bricolage | 3,65–6,00 € | 73–120 € | Allemagne et Autriche, 2026 ; sacs de 50–60 litres, TTC |
| Paillis d’écorce en sac, dans les jardineries et les grandes surfaces de bricolage françaises | 9,30–16,00 € | 186–320 € | France, 2026 ; sacs de 50–70 litres, TTC |
| Plaquettes de bois en vrac | 1,50–3,45 € | 30–69 € | France, Allemagne et Pays-Bas, 2026 ; BRF à partir de 30 €, plaquettes criblées et plaquettes de scierie 49–69 € |
| Paille de céréales en balles, départ ferme | 0,60–1,00 € | 12–20 € | 90–150 € la tonne en Allemagne et en France, 2025 ; conversion sur la base d’environ 130 kg par mètre cube de balle |
Marge par hectare et par an selon le débouché, d’après notre calcul
| Débouché | Marge par hectare et par an | Vendu par hectare | Prix | Récolte et préparation |
|---|---|---|---|---|
| Balles vendues comme combustible en bord de champ, enlevées par l’acheteur | 750–1 780 € | 14–21 t de balles | 110–115 € la tonne | Mise en balles, 30–56 € la tonne |
| Paillis en vrac vendu à une commune, une coopérative ou un paysagiste | 1 200–4 400 € | 93–157 m³ de paillis, plus 2–3 t de fines de criblage vendues comme combustible | 16–30 € le m³ | 26–42 € par tonne récoltée pour l’ensileuse, le transport jusqu’au hangar, le stockage couvert, le chargement et le criblage |
| Paillis en vrac vendu à la ferme, enlevé par les acheteurs | 2 000–7 200 € | Comme ci-dessus | 25–48 € le m³ | Comme ci-dessus |
| Paillis en sacs de 50 litres, vendu aux distributeurs au prix départ | 1 600–6 600 € | 1 860–3 140 sacs, plus les fines de criblage | 335–466 € la tonne en 2019, soit environ 2,00–2,80 € le sac | Comme ci-dessus, plus 0,60–1,00 € par sac pour le sac, l’ensachage et la palette |
Coût au mètre carré et par an
Une couche de 5 cm de miscanthus dure environ deux saisons de végétation. Selon notre calcul, le miscanthus en vrac acheté à la ferme revient donc à 0,75–1,20 € par mètre carré et par an, et le miscanthus en sac acheté en jardinerie ou en grande surface de bricolage à 4,45–7,00 €. Dans les essais wallons, le coût était d’environ 0,75 € pour le miscanthus acheté chez le producteur et d’environ 1 € pour le binage ou une toile tissée. Rethel, qui achète en vrac, indique environ 1,50 € par mètre carré posé à 5–8 cm. La paille est le matériau le moins cher au mètre carré, mais une couche de paille dure six à douze mois.
Conditions de la vente en paillis
Pour vendre la récolte en paillis, il faut un stockage au sec pour 110–175 mètres cubes de broyat par hectare et des acheteurs à proximité : les producteurs français vendent le paillis en vrac dans un rayon d’environ 30 km, et les transformateurs achètent dans un rayon de 80 km. Si une enseigne exige une livraison à 500 km, la marge sur le paillis en sac tombe à 400–4 900 €. En 2019, il s’est vendu en France environ 11 500 t de miscanthus pour le paillage, soit la récolte de 550–820 ha environ. Les fines de criblage et le paillis invendu peuvent être vendus comme combustible.
Le marché du paillis de miscanthus, surtout français, et le produit que nous préparons
La France compte environ 11 000 ha de miscanthus sur plus de 2 000 exploitations, et le paillage est l’un des deux ou trois principaux débouchés de la culture, avec la litière animale et le combustible. Une étude réalisée en 2020 pour FranceAgriMer évaluait la part du paillage à environ un cinquième de la récolte. Les coopératives françaises le vendent en vrac au mètre cube, en big bags, en balles compressées et en sacs de 8–25 kg. En Allemagne et en Autriche, il se vend en sac à côté du paillis d’écorce, et aux Pays-Bas, des entreprises d’espaces verts le posent pour les communes. Nous n’avons trouvé aucun paillis de miscanthus en sac chez un détaillant britannique.
Le paillis que nous préparons
Nous préparons un paillis en sac issu de nos propres champs en Croatie. La culture est coupée en fin d’hiver à 15–20 % d’humidité, broyée, criblée pour éliminer les poussières et stockée au sec. Un composant de substrat suivra ; il est décrit dans un article à part.
Les mentions sur l’étiquette
L’étiquette ne mentionnera que ce que les essais étayent : le paillis ne contient aucune graine de miscanthus, a un pH d’environ 7 et ne modifie pas le pH du sol, ne demande pas d’apport d’azote sur des massifs installés, dure environ deux saisons à 5 cm et doit être arrosé après l’épandage. Elle ne mentionnera ni un effet contre les limaces, ni une durée de trois ans, ni un effet rafraîchissant, car les essais ne les étayent pas.
Distances de transport
Le broyat est léger et volumineux, si bien que le coût du transport augmente vite avec la distance ; c’est pourquoi les producteurs français plantent près des communes qu’ils approvisionnent. Nos premières livraisons iront aux acheteurs les plus proches ; le vrac au mètre cube et les big bags seront disponibles avant le sac destiné à la vente au détail.

Cultiver du miscanthus pour le paillage
Une exploitation maraîchère, une pépinière ou une commune qui dispose de quelques hectares peut produire son propre paillis. Un hectare est planté une seule fois puis récolté chaque fin d’hiver pendant une vingtaine d’années, à la faucheuse et à la presse ou à l’ensileuse ; la surface couverte par une récolte est indiquée au chapitre 05, et la marge par hectare au chapitre 07. Les rhizomes pour un hectare coûtent 3 000–3 600 € à notre tarif. La plantation, le désherbage de la première année et la récolte sont décrits dans l’article sur la plantation et le guide de culture, et l’article sur la haie décrit une haie dont les tiges coupées en hiver peuvent servir de paillis sur les massifs voisins.
Demandes concernant le paillis et les rhizomes
Communes et paysagistes
Nous fournirons du vrac au mètre cube et des big bags issus de notre récolte, sur accord préalable et selon la distance. Merci d’indiquer le volume, l’épaisseur de la couche et la saison.
Jardineries et détaillants
Le paillis en sac est encore en préparation. Les détaillants qui laissent leurs coordonnées recevront la fiche technique et le prix dès qu’il sera prêt.
Producteurs qui veulent leur propre approvisionnement
Nous fournissons des rhizomes du clone pour une parcelle proche du lieu d’utilisation ; la plantation a lieu au printemps.
Le substrat, la haie et la plantation
Pourquoi la tourbe est remplacée, ce que les essais ont montré et comment la fibre est transformée et mélangée.
Lire Haie verteUne haie de miscanthus : les schémas de plantation d’un à cinq rangsLes écartements, les travaux de l’année, les règles de distance avec le voisin et l’usage des tiges coupées chaque hiver.
Lire PlantationPlanter les rhizomes de miscanthus : date, profondeur, machines et densitéLa période de plantation, la manipulation des rhizomes, les machines et le choix de la densité.
LireQuestions fréquentes
Sur les massifs et autour des arbustes, on étale en général une couche d’environ 5 cm, soit 50 litres par mètre carré, et de 7–10 cm là où les adventices sont nombreuses ou lorsque le paillis doit durer plus longtemps. En vigne et en verger, on pose sous le rang une couche de 10–20 cm. Dans l’essai français mené sur des massifs communaux, 5 cm de miscanthus ont maîtrisé les adventices pendant 18 mois, et les auteurs conseillaient une couche un peu plus épaisse, parce que les morceaux irréguliers laissent de petits interstices.
Une couche de 5 cm dure environ deux saisons de végétation. Dans l’essai français, elle maîtrisait encore les adventices après 18 mois et se décomposait visiblement après deux ans. Un essai allemand en verger lui attribue une durée de deux périodes de végétation, comme pour l’écorce de pin et les plaquettes de bois, soit deux fois plus longtemps que la paille. Sous les vignes, les couches plus épaisses sont renouvelées chaque année ou tous les deux ans, ou posées en deux passages pour durer trois à quatre ans.
Sur des plantes installées, aucun prélèvement d’azote n’a été mesuré sous une couche posée en surface. Sous 10–20 cm de miscanthus, des vignes n’ont montré aucun changement de leur état azoté, et une revue bibliographique consacrée aux plaquettes de bois fait le même constat. Enfoui dans le sol ou incorporé à un substrat, le matériau immobilise fortement l’azote ; on l’étale donc en surface et l’on recharge la couche quand elle s’amincit. Sur sol pauvre, il faut surveiller les semis et les jeunes plants pour déceler une éventuelle carence en azote.
Il ne contient aucune graine de miscanthus, parce que le clone n’en produit pas, et dans l’essai français aucune adventice n’est arrivée avec le matériau. Tout paillis récolté au champ peut néanmoins apporter des graines d’autres plantes, ou de la terre, si la parcelle était enherbée ou la récolte sale. La paille peut aussi contenir des graines de la céréale dont elle provient ; dans un essai espagnol sous serre, les graines de céréales présentes dans la paille ont levé pendant toute la saison.
Rien ne permet de l’affirmer. Aucun essai n’a testé le miscanthus contre les limaces, et des essais indépendants menés avec d’autres paillis ont montré qu’un paillis ne fait pas barrière aux limaces et peut abriter des escargots. Nous ne revendiquons pas cet effet pour notre paillis.
On peut l’utiliser sur les cultures en pleine terre. Dans un essai autrichien, le compartiment paillé de foin et d’herbe a consommé environ moitié moins d’eau d’irrigation que le compartiment non paillé, avec des rendements de concombre égaux ou légèrement supérieurs. Dans une serre espagnole, la paille a donné les mêmes résultats que le film plastique sur tomate. Aucun de ces deux essais n’a porté sur le miscanthus. Sous abri, le sol était plus chaud sous tous les paillis ; l’effet rafraîchissant attendu en plein air ne s’applique donc pas. Les lignes de goutte-à-goutte se posent sous le paillis, et un engrais apporté en surface n’atteint pas le sol à travers la couche.
Un hectare qui produit 12–18 tonnes de matière sèche donne environ 110–175 mètres cubes de broyat tassé par an, de quoi pailler 2 200–3 500 mètres carrés à 5 cm. Une grosse balle cubique de 2,6 mètres cubes donne environ six mètres cubes de paillis non tassé, assez pour couvrir quelque 120 mètres carrés.
L’essentiel des volumes se vend en France. En 2026, dans les exploitations françaises, le paillis en vrac enlevé par l’acheteur coûte 30–48 € le mètre cube, soit 1,50–2,40 € le mètre carré pour une couche de 5 cm. En sac, dans les jardineries et les grandes surfaces de bricolage d’Allemagne, de Belgique et de France, il revient à 178–280 € le mètre cube, et à 320–400 € en sac de 125 litres dans une enseigne française de jardinerie. Le miscanthus en sac coûte à peu près autant qu’une écorce de marque, et deux à trois fois plus qu’un paillis d’écorce ordinaire vendu en grande surface de bricolage. Nous préparons un paillis issu de nos propres champs pour la vente au détail, et nous écrirons à toutes les personnes qui auront laissé leurs coordonnées dans le formulaire ci-dessous dès qu’il sera mis en vente.
À propos de cet article
Nous avons rédigé cet article nous-mêmes. Nous cultivons le miscanthus et vendons du matériel de plantation ; nous nous sommes appuyés sur les sources citées plus bas et sur nos propres chiffres.
Les informations étaient à jour à la date de publication. Les prix et les produits évoluent, et des erreurs sont possibles : vérifiez les chiffres avant de vous y fier.
Si vous relevez une erreur ou disposez de chiffres plus précis, écrivez-nous à info@miscanthus.eu ou utilisez le formulaire ci-dessous.
Sources
- Quennesson, S. & Dewaegeneire, P. (2012). Utilisation de paillis pour la maîtrise des adventices sur massifs arbustifs. Rapport d’étude 2010–2012, FREDON Nord Pas-de-Calais (Hazebrouck) : comptages d’adventices, décomposition, pH et matière organique du sol sous onze paillages.
- Arlotti, D. (2014). Le paillage à base de chanvre industriel cultivé en Wallonie est une réelle alternative. Le Sillon Belge, 25 avril 2014 (essais du CRA-W) : notations sur trois ans, coûts au mètre carré, champignons sur paillages humides.
- Ecophytopic / DEPHY (2021). Essai de paillage : zoom sur le miscanthus (vigne du Loir-et-Cher, 2019–2020). Delbecque, X. (2025). Viticulture : pailler le rang quand la mécanisation peine. Réussir Vigne, 5 mars 2025 (essai IFV dans le Gard). De Nadaillac, C. (2017). Les paillages, une fausse bonne idée ? et Plus besoin d’herbicide entre les rangs. Réussir Vigne, 30 septembre 2017.
- Alexandrov, E. & Sandu, A. (2024). The use of Miscanthus sp. mulch in the technological process of grapevine cultivation. Scientific Papers Series Management, Economic Engineering in Agriculture and Rural Development 24(4) : 33–39. Dami, I. et al. (2023). Vineyard mulching offer many benefits beyond winter protection. GiESCO 2023, IVES Conference Series.
- Lengauer, D. (2020). Testung unterschiedlicher Mulchsysteme im geschützten Anbau. Haidegger Perspektiven 4/2020, Versuchsstation Wies, Land Steiermark. Marín-Guirao, J. I. et al. (2022). Alternative mulches for sustainable greenhouse tomato production. Agronomy 12(6) : 1333.
- Kivijärvi, P., Parikka, P. & Tuovinen, T. (MTT Agrifood Research Finland). The effect of different mulches on yield, fruit quality and strawberry mite in organically grown strawberry. Pfeiffer, B. (2007). Testing of strawberry varieties with and without biodegradable mulch film for organic cultivation. LVWO Weinsberg.
- Jensen, E. et al. (2017). Towards Miscanthus combustion quality improvement: the role of flowering and senescence. GCB Bioenergy 9(5) : 891–908 : azote, potassium, chlore, silice et cendres dans les tiges et les feuilles. Hodgson, E. M. et al. (2010). Biomass and Bioenergy 34 : 652–660 : lignine et cellulose. Dresbøll, D. B. & Magid, J. (2006). Bioresource Technology 97 : 973–981 : stabilité de la paille de miscanthus.
- Debode, J. et al. (2018). Frontiers in Plant Science 9 : 213 (immobilisation de l’azote par la paille dans un substrat). Chalker-Scott, L. (2007). Impact of mulches on landscape plants and the environment: a review. Journal of Environmental Horticulture 25(4) : 239–249. Homyak, P. M. et al. (2008). Nitrogen immobilization by wood-chip application. Forest Ecology and Management.
- Rogstad, A. et al. (2014). Comparing the Ignitability of Mulch Materials for a Firewise Landscape. University of Arizona Cooperative Extension AZ1440. Everard, C. D. et al. (2013). Evaluation of self-heating in Miscanthus x giganteus energy crop clamps. Energy 58 : 350–356.
- Neal, J. (2016, rév. 2026). Mulches for Weed Control in Container Nursery Crops. NC State Extension. Altland, J. E. & Krause, C. R. Rice-hull top-dressing for liverwort control, Journal of Environmental Horticulture 32(2). RHS (2018). Gastropod barriers experiment.
- Heintze, F. (2018). Miscanthus: Ausführliche Anbaubeschreibung. TFZ-Merkblatt 18PHz007 (humidité à la récolte, masse volumique apparente, exportations d’éléments nutritifs). 3N Kompetenzzentrum Niedersachsen (2012). Miscanthus-Kurzinformation. LWG Veitshöchheim, Veitshöchheimer Mischpflanzungen für sonnige Standorte (3–5 cm de miscanthus broyé). Killer, A. (2023). Mulchmaterialien, DLR Rheinpfalz (paillages de verger, deux périodes de végétation).
- Brancourt-Hulmel, M. (2022). Miscanthus : l’essor d’une nouvelle culture en France. Agronomie, Environnement & Sociétés 12(1) : surfaces, exploitations, le tournant de 2017 pour la demande des collectivités. Agrex Consulting pour FranceAgriMer (2020). Étude miscanthus, note de synthèse (parts des débouchés, d’après le résumé). DRAAF Bourgogne-Franche-Comté (2025). Note 16 : Miscanthus (surfaces 2024). Gloria, C. (2018). Le miscanthus veut séduire éleveurs et municipalités. Réussir Grandes Cultures, 10 mai 2018 (Rethel, débouchés et prix des coopératives).
- Chambre d’agriculture de Normandie (2022). Fiche solution BLC : valorisation en paillage horticole (prix de référence en vrac 2022). Commune d’Ableiges (2017). Fiche suivi zéro phyto. Attender Groen / Vebego (2021) et Stad+Groen 2/2017 (pratique des communes néerlandaises). Kompostwerk Würzburg, fiche Miscanthus-Mulch (la règle du 0,04, l’arrosage après la pose). Prix de détail : pages produits Truffaut, octobre 2026 ; annonces allemandes et autrichiennes, 2026.
- Chambre d’agriculture Pays de la Loire (2023). Essais de couvre-sols pour gérer les adventices : retour sur dix ans d’expérimentations (miscanthus sous le rang de vigne, 20 cm en deux passages).
- Paille de miscanthus en paillage dans des vergers de pommiers, Pologne : Agronomy 11(1) : 58 (2021, Varsovie, 2012–2016) ; Acta Agrobotanica (2021) et Agriculture 12(12) : 2070 (2022), Wrocław.
- Agrex Consulting pour FranceAgriMer (2020). Étude sur la formation des prix dans la filière française de production du miscanthus, rapport final (enquête de janvier à mars 2020) : prix du paillis à la production, chez les transformateurs et en rayon, coûts de récolte, de transport au champ, de stockage et de chargement, distances de vente du paillis.
- Prix du paillis de miscanthus dans des exploitations et chez un négociant en France, octobre 2026 : Compostoise (Oise) ; miscanthus.cc (Finistère) ; Miscanthus du Goëlo (Plouha) ; BHT Matériaux (Amilly), également pour les plaquettes de bois et l’écorce. Prix de détail, octobre 2026 : OBI.de (Compo Bio-Gartenmulch 50 L, paillis d’écorce 50–60 L), OBI.at (paillis d’écorce 60 L), Hubo.be (paillis de miscanthus Agrofino 60 L), Gamm Vert (paillis de miscanthus et d’écorce), Castorama et Truffaut (paillis d’écorce).
- Kompostanlagen Schwarzwald-Baar-Kreis (2026). Preisliste ab 01.01.2026 (paillis d’écorce et plaquettes de scierie). RETERRA Service GmbH, annonces 2026. Gamma (Pays-Bas), plaquettes de bois, 2026. topagrar (20 août 2025). Strohpreis 2025 (Landwirtschaftskammer Niedersachsen). Réussir / La Dépêche (27 mai 2025). Marché des oléagineux et coproduits (prix de la paille dans le Nord-Est de la France).
- Maschinenring Westfalen-Lippe / Landwirtschaftskammer NRW (2024). Erfahrungssätze (tarifs d’ensileuse). FNR / TFZ, manuel qualiS (coûts de criblage). Chambre d’agriculture de la Gironde (2024). Fiche diversification miscanthus (stockage et chargement). Baromètre du transport TimoCom, T4 2025, via transport-online.de (prix du fret routier au kilomètre).
- Zelena Biomasna Energija : nos champs, notre récolte et nos projets de produits, ainsi que les calculs du chapitre 07.


