L’un de nos jeunes champs de miscanthus en été, planté en rangs droits, la terre nue encore visible entre les rangs
Plantation · Miscanthus × giganteus « Illinois » · Date, profondeur, machines, densité

Planter les rhizomes de miscanthus : quand, à quelle profondeur, avec quelle machine et combien par hectare

Un champ de miscanthus est planté une fois puis récolté pendant vingt ans, et une plantation qu’il faut refaire ou regarnir coûte cher. Cet article traite de la fenêtre de plantation, de la manipulation des rhizomes entre la chambre froide et le sol, de la profondeur de plantation et des machines, ainsi que du choix entre trois densités, 15 400, 17 800 et 20 000 rhizomes par hectare, et de la chaîne de récolte qui convient à chaque densité.

La plante : qu’est-ce que le miscanthus · Toute la saison : le guide de culture · Le matériel : acheter des rhizomes

Température du sol à la plantation, sur 10–15 cm10 °C
Profondeur de plantation sur nos sols10–15 cm
De la chambre froide au sol, au maximum4 h
Rhizomes par hectare, notre standard20 000
L’essentiel

Les principaux points de la plantation d’un champ de miscanthus

  • Les rhizomes se plantent au printemps, dans un sol réchauffé, et au plus tard fin mai.

    Les services de conseil d’Allemagne, de France, des États-Unis et d’Ukraine indiquent une température du sol d’environ 10 °C, et les guides britanniques et irlandais recommandent mars et avril. Un rhizome planté tôt profite de l’humidité du sol au printemps et dispose d’une saison entière pour constituer le système de rhizomes qui devra passer son premier hiver. Nous ne plantons pas à l’automne.
  • Les rhizomes se conservent plusieurs semaines en chambre froide et doivent être plantés dans les heures qui suivent leur sortie.

    Dans un essai de conservation britannique, des rhizomes conservés deux semaines à 3–5 °C ont repris aussi bien que des rhizomes frais, alors que le taux de reprise des rhizomes conservés à température ambiante est tombé à 67 % après deux semaines et à 17 % après quatre. Le matériel doit passer de la chambre froide au sol en quatre heures environ.
  • Le lit de plantation se prépare comme pour le maïs, les rhizomes sont mis en terre à 10–15 cm et le champ est roulé.

    Les guides techniques préconisent aussi un lit de plantation fin et nivelé, dans lequel l’eau capillaire atteint le rhizome, ainsi qu’un herbicide de prélevée dans les deux semaines qui suivent la plantation, et ils excluent tout apport d’azote l’année de plantation. Une plantation plus profonde réduit la levée, et une plantation superficielle laisse le rhizome se dessécher.
  • Un champ se plante avec une planteuse conçue pour les rhizomes, une petite surface se plante à la main, et la plantation coûte bien moins cher que les rhizomes.

    La SM 4, une planteuse à quatre rangs qu’un constructeur croate fabrique sur commande, en est un exemple. La plantation à façon ne coûte qu’une fraction du prix du matériel de plantation (chapitre 04).
  • La densité de plantation influe sur les premiers rendements et sur le choix de la chaîne de récolte, mais pas sur le rendement à maturité.

    Dans un essai de l’Illinois, le couvert s’est fermé plus tôt dans les plantations plus denses, qui ont aussi produit davantage tant que le peuplement était jeune, et la différence a disparu à maturité. En Irlande, le supplément de rendement des premières années d’une plantation dense n’a pas compensé le surcoût du matériel de plantation. Nous plantons 20 000 rhizomes par hectare pour que le couvert se ferme la deuxième année et qu’aucun regarnissage ne soit nécessaire. Lorsque le champ est récolté à l’ensileuse, nous recommandons la densité faible, soit 15 400 rhizomes par hectare.
Quand planter

Les rhizomes se plantent au printemps pour que la plante dispose d’une saison complète avant son premier hiver

Selon les services de conseil, la plantation peut commencer lorsque le sol a atteint environ 10 °C dans les 10–15 premiers centimètres et qu’aucune forte gelée n’est plus annoncée. Les services de Bavière et de Basse-Saxe indiquent 10 °C, le service saxon 8–10 °C, les chambres d’agriculture françaises 8–10 °C ou plus de 10 °C, l’université d’État de l’Iowa 50 °F et la littérature ukrainienne 10–12 °C à 5 cm. Ce chiffre est une convention reprise du maïs, et nous n’avons trouvé aucun essai qui l’établisse comme seuil pour le miscanthus. En Europe du Sud et en Europe centrale, le sol atteint cette température en mars ou en avril, et en Europe du Nord et en altitude, fin avril ou en mai.

Selon les recommandations britanniques et irlandaises, un rhizome planté en mars ou en avril profite de l’humidité du sol au printemps et dispose d’une saison entière pour développer le système de rhizomes qui devra passer le premier hiver. Un système de rhizomes plus développé résiste aussi mieux à la sécheresse et au gel les années suivantes.

Une plantation tardive se fait en général dans un sol plus sec. Dans un essai britannique sur des plants en mottes issus de semis, le taux de survie au premier hiver a été de 96–99 % pour les plantations de fin avril et de mi-mai, de 90 % pour celles de mi-juin et de 84 % pour une plantation de fin juin faite en période sèche. Cette dernière a donné un rendement de première année de 1,1 t de matière sèche par hectare, contre 4,9 t pour la plantation de mi-mai. L’essai portait sur des plants en mottes et non sur des rhizomes, et ses résultats concordent avec les recommandations pour les rhizomes citées plus haut.

−8 °C tue les jeunes pousses après la levée

Les gelées tardives de printemps, qui détruisent le premier feuillage, sont le principal obstacle à une première saison longue. Les pousses lèvent environ trois semaines après la plantation, et jusque-là le rhizome enterré est à l’abri des gelées.

Date limite de plantation

Le service saxon déconseille de planter après le 20 mai, car après une plantation plus tardive, les premières gelées d’automne arrivent avant que la plante ait achevé sa croissance. Dans sa série d’essais sur vingt ans, l’institut horticole bavarois a relevé les pertes les plus élevées chez les jeunes plantes encore en croissance aux premières gelées.

Pourquoi nous ne plantons pas à l’automne

Un rhizome planté à l’automne aborde l’hiver sans racines et sans pousse, sous la forme d’un fragment de tige enfoui à 10–15 cm, à une profondeur où le sol peut descendre sous sa température létale. En laboratoire, le rhizome du clone meurt vers −3,4 à −4,4 °C, et les données de terrain bavaroises situent la température critique des jeunes plantes près de −5 °C. Ces valeurs dépendent de la méthode de mesure et de l’endurcissement des plantes. Une plante installée dispose d’une masse de rhizomes plus importante et plus profonde. La couverture de neige influe fortement sur la température du sol : au Québec, la température minimale du sol a été de −17,5 °C sous 16 cm de neige et de −1,5 °C sous 39 cm. Dans les essais bavarois, une couverture de paille ou un buttage à l’automne n’a pas amélioré l’hivernage.

Les services de conseil du Royaume-Uni, d’Irlande, d’Allemagne, de France et des États-Unis recommandent la plantation de printemps. Une courte fiche bavaroise admet la plantation d’automne, et un essai ukrainien mené en 2022–2024 sur tchernoziom près de Vinnytsia, avec des hivers doux et des redoux fréquents, a donné de meilleurs résultats avec une plantation en octobre qu’avec une plantation en mai. Cet essai portait sur un seul site aux hivers doux, et la publication n’indique pas que le matériel planté était le clone. Nous ne plantons qu’au printemps et le recommandons à nos clients.

3 % survie du clone au premier hiver sur un site canadien

L’essai comptait trois sites en Ontario. À Elora, environ 80 % des plantes ont survécu au premier hiver, et à Leamington et Elora plus de 99 % ont survécu au deuxième.

Notre calendrier de plantation

Nous arrachons les rhizomes en dormance, les conservons entre +1 et +3 °C et planifions l’arrachage avec chaque acheteur, de façon qu’ils passent de la chambre froide au champ pendant la fenêtre de plantation. En Croatie et en Ukraine, cette fenêtre va de la fin mars au mois de mai.

De jeunes pousses vertes de miscanthus qui sortent entre les hautes tiges dénudées laissées par la saison précédente
De jeunes pousses parmi les tiges de la saison précédente, près de Woodhall Spa, dans le Lincolnshire, fin mai 2011. Photo : Chris McAuley, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.
Des champs de miscanthus pâles en hiver, entre un champ labouré et un village, avec des collines à l’horizon
Des champs de miscanthus en hiver devant Ammertzwiller, dans le Haut-Rhin, en décembre 2018. Photo : Espirat, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Conservation et manipulation

Les rhizomes doivent rester froids et humides entre l’arrachage et la plantation

Les rhizomes se dessèchent rapidement dès qu’ils sont exposés à l’air, comme le souligne la Chambre d’agriculture de l’Allier. Leur taux de reprise dépend de la durée et de la température de conservation entre l’arrachage et la plantation. L’essai de conservation repris dans les recommandations britanniques et irlandaises a comparé, sur six semaines, une conservation à température ambiante et une conservation en chambre froide à 3–5 °C, et ses résultats figurent dans le tableau ci-dessous. Dans l’Illinois, des rhizomes conservés jusqu’à quatre mois à 4 °C sont sortis de dormance presque aussi vite que des rhizomes frais. Une chambre froide permet donc d’étaler la plantation sur plusieurs semaines. Des rhizomes laissés dans une cour de ferme ou en bordure de champ restent à température ambiante, et leur taux de reprise baisse comme dans la première ligne du tableau.

Semaines entre l’arrachage et la plantation0246
Conservés à température ambiante94 %67 %17 %6 %
Conservés en chambre froide à 3–5 °C94 %94 %72 %89 %
Taux de reprise des rhizomes après conservation. Essai de l’ADAS pour le Department of Trade and Industry (ministère britannique du Commerce et de l’Industrie), repris dans les Miscanthus Best Practice Guidelines du Teagasc et de l’AFBI, 2015. La valeur à six semaines en chambre froide est supérieure à celle de quatre semaines, ce qui traduit la dispersion des résultats de l’essai.

Les règles de manipulation selon les guides

  • Les rhizomes doivent être mis en chambre froide dans les quatre heures qui suivent l’arrachage, et en terre dans les quatre heures qui suivent leur sortie de la chambre froide.
  • Ils ne doivent jamais rester trois heures ou plus à la surface du sol, et le matériel qui attend jusqu’au lendemain doit être gardé sous une bâche humide.
  • Si le matériel doit attendre, la Chambre d’agriculture de l’Oise conseille de le garder au frais, à l’humidité et à l’obscurité pendant quatre ou cinq jours au plus, et de ne pas le laisser plus de huit heures hors d’une chambre froide.
  • Les rhizomes ne reprennent pas dans un sol sec, et dans l’essai, les hydrogels et les arrosages n’ont guère eu d’effet.
Un tas de rhizomes de miscanthus fraîchement arrachés, pâles et noueux, encore couverts de terre
Des rhizomes arrachés en dormance sur nos champs, avant lavage. Photo : Zelena Biomasna Energija.
Des big-bags blancs remplis de rhizomes dans une chambre froide par ailleurs vide
Des big-bags dans notre chambre froide, entre +1 et +3 °C, avant le chargement. Photo : Zelena Biomasna Energija.

Ce qu’il faut vérifier à la livraison

  • Les fragments doivent être fermes et charnus, avec des extrémités nettement coupées et au moins deux ou trois bourgeons pointus. Dans des tests irlandais, plus de 90 % des fragments viables à deux ou trois bourgeons ont levé.
  • Les rhizomes doivent arriver froids, directement sortis d’un entrepôt ou d’un camion frigorifique.
  • Les sacs ne doivent contenir ni fragments ratatinés, mous ou moisis, ni mottes de terre, ni racines d’adventices.
  • Les rhizomes doivent avoir été arrachés en dormance, avant le débourrement, dans un peuplement âgé de quelques années. Les recommandations britanniques déconseillent le matériel prélevé dans de vieilles plantations.
Des rhizomes de miscanthus lavés, en tas, fermes et pâles, avec des anneaux sombres et des bourgeons pointus
Des rhizomes lavés et calibrés sur notre chaîne, bourgeons visibles. Photo : Zelena Biomasna Energija.
Des rhizomes de miscanthus calibrés dans un big-bag blanc ouvert, des fragments fermes aux bourgeons pâles et pointus
Un big-bag de rhizomes calibrés provenant de notre entrepôt, avec des fragments fermes et des bourgeons pointus. Photo : Zelena Biomasna Energija.
Profondeur et machines

La préparation du lit de plantation, la profondeur et les machines

Le sol se prépare comme pour le maïs ou la pomme de terre. Il est labouré ou décompacté sur au moins 15 cm à l’automne, puis affiné au printemps, juste avant la plantation, en un lit fin et nivelé sur 10–15 cm, pour qu’il garde son humidité. Le service bavarois souligne que l’eau capillaire doit atteindre le rhizome, ce qui n’est pas possible dans un lit soufflé ou motteux. Tous les guides que nous avons lus conseillent de rouler le champ aussitôt après la plantation, et les producteurs français expliquent que le roulage chasse l’air qui, sinon, dessécherait le rhizome.

Les guides techniques ne s’accordent pas sur la profondeur de plantation. Les guides britanniques, irlandais et certains guides français indiquent 5–10 cm, le service saxon 3–8 cm, et les services de Bavière, de Basse-Saxe et d’Alsace 10–15 cm. L’essai de l’Illinois, qui a testé des profondeurs de 5 à 20 cm, a retenu 10 cm. L’institut horticole bavarois a essayé 20 cm et a constaté que cette profondeur changeait peu l’hivernage de rhizomes isolés sur un site exposé, 84–86 % contre 81–88 % à 10 cm, alors que la levée tombait de 32–62 % à 14–50 %. Un rhizome planté trop superficiellement se dessèche. Nous plantons à 10–15 cm, et au plus profond de cette fourchette sur les sols légers et là où les gelées tardives sont fréquentes.

Des fragments de rhizome de miscanthus pâles et noueux, aux bourgeons pointus, posés sur un sol enherbé
Des fragments de rhizome arrachés sur l’un de nos champs, avec les bourgeons d’où sortiront les nouvelles pousses. Photo : Zelena Biomasna Energija.

Planteuse à rhizomes

Un champ se plante avec une planteuse conçue pour les rhizomes, par exemple la Sadilica Miscanthus SM 4, une machine à quatre rangs fabriquée par Agroservis-proizvodnja à Virovitica, en Croatie. Cette planteuse est construite sur commande, et le constructeur l’a livrée à des producteurs en Autriche, au Danemark et en Allemagne.

Écartement des rangs et densité

L’écartement des rangs est fixé par la planteuse, et la densité se règle par la distance entre les rhizomes sur le rang. Sur des rangs de 75 cm, un rhizome tous les 0,67 m donne environ 19 900 rhizomes par hectare, et un rhizome tous les 0,87 m environ 15 300. La largeur des rangs ne change rien à la récolte, parce que le bec à maïs d’une ensileuse coupe indépendamment des rangs.

À la main

Une publication française indique environ un demi-hectare par heure pour une équipe de plantation. Dans un projet de l’Iowa, où les sillons étaient ouverts par un ouvre-sillon à deux rangs, trois personnes ont eu besoin d’environ trois heures par acre, soit à peu près 22 heures de travail par hectare. La plantation manuelle convient à une haie ou à une petite parcelle, mais pas à une culture de biomasse.

485 € par hectare pour la plantation à façon, recommandations irlandaises de 2015

Pour chacune des trois densités, le matériel de plantation d’un hectare coûte plusieurs fois ce montant (tableau du chapitre 05).

La densité

Trois densités de plantation, de 15 400 à 20 000 rhizomes par hectare

Dans un essai de l’Illinois comparant 0,25 à 1,0 plante par mètre carré, le couvert s’est fermé plus tôt dans les plantations les plus denses, et leur production a été plus élevée tant que le peuplement était jeune. La différence avait disparu une fois le peuplement arrivé à maturité. En Irlande, un peuplement planté à 40 000 plants par hectare a produit davantage qu’un peuplement planté à 10 000 pendant les années de montée en rendement, mais ce supplément de rendement n’a pas compensé le surcoût du matériel de plantation. Les recommandations des services de conseil diffèrent : 10 000 par hectare en Allemagne, 10 000–15 000 en Grande-Bretagne, 16 000 en Irlande et 18 000–20 000 en France, où le nombre planté est fixé au-dessus du peuplement visé pour tenir compte des pertes à l’implantation. Les trois densités comparées ci-dessous, que nous appelons faible, moyenne et forte, se situent dans cette fourchette.

10 m × 10 m
15 400 par hectare
1,0 × 0,65 m
10 m × 10 m
17 800 par hectare
0,75 × 0,75 m
10 m × 10 m
20 000 par hectare
1,0 × 0,5 m
Les trois densités sur 100 mètres carrés, un point par rhizome. Un écartement a × b en mètres donne 10 000 ÷ (a × b) rhizomes par hectare.
Rhizomes par hectareÉcartement, entre rangs × sur le rangPar 100 m²Matériel par ha, tarif 3 haMatériel par ha, tarif 100 haCas d’emploi
15 400 (faible)1,0 × 0,65 m, ou 0,8 × 0,8 m (15 600)1542 772 €2 310 €Un champ récolté à l’ensileuse
17 800 (moyenne)0,75 × 0,75 m, ou 0,9 × 0,62 m (17 900)1783 204 €2 670 €Juste en dessous des 18 000–20 000 conseillés en France
20 000 (forte)1,0 × 0,5 m, ou 0,7 × 0,7 m (20 400)2003 600 €3 000 €Notre standard, fauché ou broyé, puis pressé
Coût du matériel à notre tarif, hors TVA et transport : 0,18 € le rhizome pour trois hectares et 0,15 € à partir de cent hectares, et à partir de 0,14 € sur demande pour 500 hectares et plus. Ce prix s’entend pour des rhizomes traçables de première ou de deuxième génération au champ. Le tarif complet figure sur la page d’achat.

15 400 par hectare, densité faible

Cette densité a le coût de matériel le plus bas des trois et convient aux champs récoltés à l’ensileuse. Dans nos champs, le couvert se ferme sur la plus grande partie de la parcelle la deuxième année. Les tiges sont grosses et espacées, et une ensileuse les coupe à son débit normal. Nous la recommandons pour cette chaîne de récolte.

17 800 par hectare, densité moyenne

En carré de 0,75 m, cette densité se situe juste en dessous des 18 000–20 000 rhizomes par hectare que conseillent les chambres d’agriculture françaises. Sur un bon sol, le couvert se ferme complètement la deuxième année, et le peuplement dispose d’une réserve contre les pertes à l’implantation. Dans nos champs, à partir de la troisième année, l’ensileuse ne récolte plus qu’avec difficulté les peuplements plantés à cette densité ou au-delà, et nous les récoltons donc avec la chaîne broyeur et presse décrite au chapitre 06.

20 000 par hectare, densité forte

Cette densité est notre standard, et nous la plantons aussi sur nos propres champs. Avec un matériel frais, conservé en chambre froide et de génération documentée, le couvert s’y ferme la deuxième année, la récolte de deuxième année est la plus élevée des trois densités et aucun regarnissage n’est nécessaire. Le peuplement est récolté avec une faucheuse-conditionneuse ou un broyeur à marteaux lourd, puis pressé.

On plante davantage de rhizomes que le peuplement visé n’en exige, parce que des pertes se produisent même avec un matériel sain et une plantation faite en temps voulu. D’après notre expérience, 5–15 % des rhizomes ne reprennent pas lorsque le matériel est de génération traçable, comme le nôtre. Avec un matériel d’origine inconnue, les pertes à la levée peuvent dépasser 30 %. Les chiffres publiés se situent dans cette fourchette : selon les recommandations irlandaises, le taux de reprise avec un bon matériel dépasse généralement 80 %, et dans l’Iowa 20–30 % des rhizomes ne reprennent pas la première année. Le taux de reprise dépend dans une large mesure de l’état du matériel, comme l’a montré l’essai de conservation présenté au chapitre 03.

Planter au-delà du peuplement visé évite aussi d’avoir à combler les manques. Les recommandations irlandaises qualifient de très coûteux le regarnissage au printemps suivant, et la fiche de coûts saxonne compte environ 550 € par hectare, rhizomes et main-d’œuvre compris, pour remplacer 15 % des plants. Un champ qui présente des manques produit aussi moins la deuxième année.

Nombre de plantes par hectare après l’implantation

Selon notre calcul, avec des pertes de 5–15 %, il reste 13 100–14 600 plantes sur 15 400 rhizomes plantés, 15 100–16 900 sur 17 800 et 17 000–19 000 sur 20 000. Dans les trois cas, le peuplement reste supérieur aux 12 000 plantes que visent les guides français et irlandais. Avec 30 % de pertes, il reste 14 000 plantes sur 20 000 rhizomes.

2e année la seule saison où la densité a modifié le rendement

Dans une méta-analyse d’essais sur le miscanthus, la densité de plantation a eu un effet significatif sur le rendement de la deuxième saison de croissance et n’en a eu sur aucune des saisons suivantes.

La chaîne de récolte

La chaîne de récolte se choisit en même temps que la densité

Le miscanthus se récolte en fin d’hiver avec du matériel agricole courant, mais c’est un matériau plus dur que le maïs ou l’herbe, et ses tiges sont riches en silice. Les recommandations irlandaises signalent une usure plus forte que pour les cultures fourragères, et un guide de culture américain conseille d’affûter les couteaux de l’ensileuse à quelques heures d’intervalle. Un producteur français décrit une ensileuse qui ralentit à mesure que la culture gagne en hauteur, et une revue des systèmes de récolte fait état de débits de chantier plus faibles dans le miscanthus, en raison de la densité et de la dureté des tiges. Aucune de ces sources ne met l’usure ou le débit de chantier en rapport avec la densité de plantation. Dans ce chapitre, nos recommandations sur la densité reposent sur notre propre expérience au champ, et les chiffres de pertes et de coûts proviennent des sources publiées.

Chaîne de récolteProduitPertes à la récolteCoût publiéNotre recommandation
Ensileuse automotrice avec bec à maïs indépendant des rangsPlaquettes de 25–50 mm, environ 75 kg/m³4–7 %28 £ la tonne à 4,1 ha/h avec un bec de 7,5 m, Royaume-Uni 2015 ; 105 € l’heure avec chauffeur, dans le maïs, NRW 2024Peuplements plantés à la densité faible (15 400)
Faucheuse-conditionneuse en andain, puis presse à balles rondes ou cubiquesBalles d’environ 200 kg/m³9–14 %41 £ la tonne à 12,7 t de matière sèche par hectare, Royaume-Uni 2015 ; 8,80 € la balle cubique de paille, NRW 2024Toute densité ; pour les peuplements denses, la variante avec ensileuse et tambour conditionneur a un débit plus élevé
Broyeur à marteaux en andain, puis presseMatière courte et broyée, en ballesNon mesurées dans la littératureBroyeur 48–71 € par hectare sur chaumes de maïs et de maïs épi broyé (CCM), NRW 2024 ; un broyeur à marteaux de 3 m neuf, environ 10 000 € hors TVANotre chaîne pour les peuplements plantés à 17 800–20 000
Pertes d’après Meehan et al. 2013, repris par Bilandžija et al. 2020 ; coûts d’après Hastings et al. 2017 et les barèmes 2024 du Maschinenring Westfalen-Lippe ; prix du broyeur d’après une annonce de concessionnaire de 2026. Des revues plus anciennes situent les pertes de la chaîne balles à 10–30 %.

Nos propres champs sont plantés à 20 000 et récoltés à partir de la troisième année avec un broyeur à marteaux lourd, suivi d’une presse qui ramasse l’andain. Nous sommes passés à cette chaîne parce que, dans ces champs denses, les couteaux et les rouleaux d’alimentation de l’ensileuse étaient soumis aux plus fortes contraintes, et parce que la machine est peu coûteuse : un broyeur à marteaux lourd de 3 m coûte environ 10 000 € hors TVA à l’état neuf, bien moins qu’une ensileuse, et les broyeurs d’occasion sont proposés à 3 000–7 500 €. La chaîne broyeur présente deux inconvénients connus. D’abord, la matière broyée ramassée au sol emporte de la litière de feuilles et un peu de terre, ce que les recommandations irlandaises déconseillent pour la qualité du combustible, si bien que l’andain est déposé haut et que le pick-up de la presse est réglé haut. Ensuite, une chaîne faucheuse et presse perd deux à trois fois plus qu’une récolte à l’ensileuse, et nous ne nous attendons pas à des pertes plus faibles avec une chaîne broyeur.

Lorsque l’acheteur de la récolte veut des plaquettes, ou lorsque la seule machine disponible est l’ensileuse d’une entreprise de travaux agricoles, nous recommandons de planter à la densité faible, soit 15 400 rhizomes par hectare. D’après les chiffres publiés, la récolte à l’ensileuse coûte moins cher par tonne que le pressage et entraîne les pertes au champ les plus faibles, et dans un peuplement moins dense l’ensileuse peut travailler à peu près au débit qu’elle atteint dans le maïs.

1,35 à 2,32 ha/h débit d’une faucheuse dans le miscanthus, des couteaux lisses aux couteaux crantés

Dans la même étude, des couteaux crantés ou inclinés ont réduit l’énergie de coupe de 14–27 %. Des couteaux émoussés augmentent nettement l’énergie de coupe.

Coût de la récolte par hectare

La fiche de coûts saxonne indique 530–830 € par hectare pour une chaîne plaquettes à 20 t de matière fraîche, transport compris, et les chambres d’agriculture françaises environ 300 € par hectare pour la récolte à l’ensileuse. Nos propres chiffres de récolte figurent dans le budget de l’hectare de l’article sur le combustible.

Une culture de miscanthus dense, couleur paille, le long d’un chemin agricole sous un ciel dégagé, fin mars
Un peuplement mature à hauteur de récolte à Ellerby, dans l’East Riding of Yorkshire, le 27 mars 2020. Photo : Des Blenkinsopp, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.
Des balles rondes de miscanthus sur un champ récolté, avec derrière elles une culture sèche encore sur pied, sous un ciel nuageux
Des balles rondes sur l’un de nos champs après la récolte, devant un peuplement encore sur pied. Photo : Zelena Biomasna Energija.
La première année

L’implantation : la première année, la culture exige un désherbage et de l’eau, et sa production n’est pas récoltée

Avant la première récolte, le peuplement doit s’implanter, et le désherbage de l’année de plantation a un effet durable sur le rendement. Une enquête française dans des parcelles d’agriculteurs a relevé une couverture d’adventices de 35–92 % l’année de plantation, et les parcelles les plus enherbées ont eu les rendements les plus faibles les deuxième et troisième années. Dans l’Illinois, la matière sèche et le nombre de pousses étaient inférieurs de plus de 40 % dans les parcelles non désherbées. La production de première année, 1–2 t de matière sèche par hectare, ne justifie pas une récolte. Elle est fauchée ou broyée au printemps suivant, ou laissée sur pied, ce qui, selon le service bavarois, ne gêne pas la repousse.

Un champ de miscanthus de première année en octobre : de petites plantes en rangs sur un sol caillouteux, des adventices entre elles et une haie à l’horizon
Un champ à son premier automne, en octobre 2012, près de Bonby, dans le North Lincolnshire : les plantes arrivent au genou et les adventices entre les rangs restent visibles. Photo : David Wright, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.

Les causes d’échec la première année

  • Des rhizomes desséchés ou conservés au chaud. Les rhizomes qui se sont desséchés ou qui ont été conservés au chaud reprennent mal (voir le tableau de conservation au chapitre 03).
  • Une plantation tardive. Après une plantation tardive, la saison est trop courte avant les premières gelées, et le sol est en général plus sec.
  • La sécheresse l’année de plantation. La reprise dépend de l’humidité du sol de mai à août, et les chambres d’agriculture françaises conseillent de planter avant une pluie annoncée de 15 mm ou plus.
  • Les adventices. Un herbicide de prélevée est appliqué dans les deux semaines qui suivent la plantation, avant l’apparition des pousses, puis on passe la bineuse ou la herse étrille, que le jeune miscanthus supporte.
  • Le gel sur les pousses. Une gelée tardive de printemps après la levée peut tuer les jeunes pousses (voir le chapitre 02), et l’on réduit ce risque en ne plantant pas trop tôt.
  • Les ravageurs après une prairie. Sur une ancienne prairie ou une jachère, les taupins attaquent les rhizomes dans les premières semaines, et les lapins broutent les pousses.
  • L’azote l’année de plantation. L’azote retarde la maturation de la jeune plante, augmente le risque de pertes hivernales et profite davantage aux adventices qu’à la culture, et l’on n’en apporte donc pas.

La deuxième année, la récolte et les années jusqu’au plein rendement sont décrites dans le guide de culture.

Les champs de miscanthus, du jeune peuplement à la récolte et à la repousse

  • Un homme debout parmi de jeunes plants de miscanthus en rangs, la terre à nu entre les rangs
    Été

    Un jeune champ

    L’un de nos jeunes champs en été, avec des inter-rangs encore dégagés. Photo : Zelena Biomasna Energija.

  • Vue aérienne de grands champs de miscanthus verts séparés par des chemins d’exploitation, avec une plaine agricole au-delà
    Été

    Des champs installés vus du ciel

    Nos champs installés, vus du ciel en été. Photo : Zelena Biomasna Energija.

  • Un haut peuplement de miscanthus vert le long d’un chemin agricole, sous un ciel bleu
    Septembre

    Un peuplement mature

    Un peuplement mature de miscanthus le long d’un chemin agricole, à l’est de Netherton House, dans le Devon, en septembre 2020. Photo : Derek Harper, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.

  • Des tiges sèches de miscanthus courbées sous la neige de part et d’autre d’un chemin enneigé
    Hiver

    Le peuplement sous la neige

    L’un de nos peuplements sous la neige, avec ses tiges sèches qui restent sur pied jusqu’à la récolte. Photo : Zelena Biomasna Energija.

  • Des cannes de miscanthus serrées, couleur paille, vues depuis l’intérieur de la culture, sous un ciel bleu
    Avril

    Des cannes sèches avant la récolte

    Des cannes sèches de miscanthus près d’Aston, dans l’Oxfordshire, en avril 2015, prêtes à être récoltées. Photo : Des Blenkinsopp, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.

  • De hautes tiges de miscanthus couleur paille sur fond de ciel bleu, avec une personne debout parmi elles
    Avant la récolte

    À l’intérieur du peuplement

    À l’intérieur de l’un de nos peuplements avant la récolte, avec une personne debout parmi les tiges pour donner l’échelle. Photo : Zelena Biomasna Energija.

  • Une bande de chaume entre deux blocs de miscanthus sec encore sur pied, avec des collines à l’horizon
    Récolte

    Une bande récoltée

    Une bande coupée dans l’un de nos peuplements pendant la récolte. Photo : Zelena Biomasna Energija.

  • Un champ de miscanthus fauché, avec une seule touffe non coupée à pleine hauteur, des arbres et une plaine brumeuse à l’arrière-plan
    Avril

    Après la fauche

    Un champ fauché près de Bonby, dans le North Lincolnshire, en avril 2013. Une touffe que la faucheuse n’a pas coupée est restée à pleine hauteur. Photo : David Wright, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.

  • Un champ de miscanthus récolté, aux chaumes courts parsemés de pousses vertes, avec un promeneur sur le chemin en bordure
    Mai

    De nouvelles pousses dans les chaumes

    Un champ récolté près de Riccall, dans le North Yorkshire, en mai 2017, avec de nouvelles pousses qui sortent entre les chaumes. Photo : Martin Dawes, via Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.

La commande · 08

Ce que nous devons savoir avant l’arrachage du matériel

Un nouveau champ

Nous avons besoin de connaître la surface en hectares, la date de plantation visée et la chaîne de récolte prévue. À partir de ces éléments, nous calculons la densité et le nombre de rhizomes, et nous planifions l’arrachage pour que les rhizomes quittent la chambre froide le jour de leur plantation.

Une entreprise de travaux agricoles

Nous avons besoin de connaître la planteuse et son écartement entre rangs. Nous calibrons le matériel pour la machine et convenons avec vous du réglage sur le rang qui donne la densité choisie.

Une haie verte

Notre commande minimale est de trois hectares. Pour une haie verte, les dispositions, le nombre de rhizomes par mètre et la croissance des touffes selon leur âge sont indiqués dans l’article sur la haie. Écrivez-nous en indiquant la longueur de la haie, et nous vous dirons ce que nous pouvons fournir.

À lire ensuite

Le guide de culture, l’article sur la haie et le budget de l’hectare

FAQ

Questions fréquentes

Les rhizomes se plantent au printemps, une fois que le sol s’est réchauffé à environ 10 °C dans les 10–15 premiers centimètres et qu’aucune forte gelée n’est plus à craindre. En Europe du Sud et en Europe centrale, le sol atteint cette température en mars ou en avril, et en Europe du Nord et en altitude, fin avril ou en mai. Le service de conseil saxon fixe la date limite au 20 mai, parce qu’une plantation plus tardive laisse une saison trop courte avant les premières gelées d’automne.

Nous ne plantons qu’au printemps et nous conseillons à nos clients de faire de même. Un rhizome planté à l’automne aborde l’hiver sans racines ni pousse, à une profondeur où le sol peut descendre sous la température létale du rhizome, environ −3 à −5 °C. Les guides techniques du Royaume-Uni, d’Irlande, d’Allemagne, de France et des États-Unis recommandent la plantation de printemps, bien qu’une courte fiche bavaroise admette la plantation d’automne. Un essai ukrainien sur tchernoziom a donné de meilleurs résultats avec une plantation en octobre qu’avec une plantation en mai, mais il portait sur un seul site aux hivers doux, et nous ne prenons pas ce risque avec le matériel d’un client.

Nous plantons à 10–15 cm, comme le conseillent les services de Bavière et de Basse-Saxe. Les guides britanniques et irlandais indiquent 5–10 cm, et le service saxon 3–8 cm. Dans un essai bavarois, une plantation à 20 cm a peu modifié l’hivernage et a nettement réduit la levée. Un rhizome planté trop superficiellement se dessèche. Sur sol léger et là où les gelées tardives sont fréquentes, nous plantons au plus profond de notre fourchette.

Les rhizomes se conservent plusieurs semaines en chambre froide à 3–5 °C et perdent leur viabilité en quelques jours à l’air libre. Dans un essai britannique, le taux de reprise des rhizomes conservés en chambre froide était de 94 % après deux semaines et de 72 % après quatre. Pour les mêmes rhizomes conservés à température ambiante, il était de 67 % après deux semaines et de 17 % après quatre. Plantez-les dans les quatre heures environ qui suivent leur sortie de la chambre froide, et ne les laissez jamais trois heures ou plus à la surface du sol.

Notre standard est de 20 000 rhizomes par hectare, densité qui donne un couvert fermé la deuxième année et qui, avec un bon matériel, ne demande aucun regarnissage. Les densités plus faibles, 15 400 et 17 800 par hectare, coûtent moins cher en matériel, et le couvert se ferme plus lentement. Le nombre de rhizomes par hectare s’obtient en divisant 10 000 par le produit de l’écartement entre rangs et de l’écartement sur le rang, tous deux en mètres.

Des pertes se produisent même lorsque le matériel est sain et que la plantation est faite en temps voulu. D’après notre expérience, 5–15 % des rhizomes ne reprennent pas lorsque le matériel est de génération traçable, comme le nôtre. Avec un matériel d’origine inconnue, les pertes à la levée peuvent dépasser 30 %. Pour cette raison, on plante davantage de rhizomes que le peuplement n’en exige : sur 20 000 rhizomes plantés par hectare, 17 000–19 000 reprennent avec des pertes de 5–15 %.

Un écartement de 1,0 m entre les rangs et de 0,5 m sur le rang donne 20 000 rhizomes par hectare, et un écartement de 0,7 m sur 0,7 m en donne environ 20 400. Sur des rangs de 75 cm, un rhizome tous les 0,67 m donne environ 19 900.

Un champ se plante avec une planteuse conçue pour les rhizomes, par exemple la Sadilica Miscanthus SM 4, une machine à quatre rangs d’Agroservis-proizvodnja, à Virovitica, en Croatie. Le constructeur la fabrique sur commande et l’a livrée à des producteurs en Autriche, au Danemark et en Allemagne. Les petites surfaces et les haies se plantent à la main. Dans les deux cas, le champ doit être roulé aussitôt après la plantation pour que la terre se referme autour de chaque rhizome.

À 20 000 rhizomes par hectare, avec un matériel frais, conservé en chambre froide et de génération documentée, nous n’avons pas eu à regarnir. Les recommandations irlandaises qualifient de très coûteux le regarnissage au printemps suivant, et la fiche de coûts saxonne compte environ 550 € par hectare, rhizomes et main-d’œuvre compris, pour remplacer 15 % des plants.

D’après notre expérience, la densité faible, soit 15 400 rhizomes par hectare, convient à une récolte à l’ensileuse. Parmi les chaînes de récolte dont les pertes ont été mesurées, l’ensileuse automotrice équipée d’un bec à maïs indépendant des rangs présente les pertes les plus faibles, mais le miscanthus est plus dur que le maïs et riche en silice, et dans un peuplement dense les couteaux et les rouleaux d’alimentation sont soumis aux plus fortes contraintes. Pour nos propres peuplements denses, nous utilisons un broyeur à marteaux lourd et nous pressons à partir de l’andain.

Les recommandations irlandaises de 2015 chiffrent la plantation à façon à 485 € par hectare. Le matériel de plantation coûte nettement plus cher : environ 2 800–3 600 € par hectare à notre tarif pour trois hectares, selon la densité.

Une note de notre part

À propos de cet article

Nous avons rédigé cet article nous-mêmes. Nous cultivons le miscanthus et vendons du matériel de plantation ; nous nous sommes appuyés sur les sources citées plus bas et sur nos propres chiffres.

Les informations étaient à jour à la date de publication. Les prix et les règles évoluent, et des erreurs sont possibles : vérifiez les chiffres avant de vous y fier.

Si vous relevez une erreur ou disposez de chiffres plus précis, écrivez-nous à info@miscanthus.eu ou utilisez le formulaire ci-dessous.

Signé L’équipe de Zelena Biomasna Energija
Signaler une erreur
Un peuplement de miscanthus sec au printemps, plus haut d’une tête qu’une personne qui lève le bras à côté, des arbres aux jeunes feuilles derrière
L’un de nos champs au printemps. Les tiges sèches de la saison passée dépassent une personne qui lève le bras.

Sources

  1. Caslin, B., Finnan, J. & Johnston, C. (dir.) (2015). Miscanthus Best Practice Guidelines. Teagasc et AFBI : fenêtre de plantation, tableau de conservation de l’ADAS et règles de manipulation, nombre de bourgeons, planteuses et débits de chantier, 16 000 rhizomes par hectare, l’essai 10 000 contre 40 000, chaînes de récolte, usure, pertes et coût du regarnissage. Teagasc (2020). Miscanthus Energy Crop, fiche Energy 18.
  2. DEFRA (2007). Planting and Growing Miscanthus: Best Practice Guidelines for Applicants to Defra’s Energy Crops Scheme : fenêtre mars–avril, raisons d’une plantation précoce, profondeur 5–10 cm, 10 000–15 000 rhizomes par hectare, matériel issu de jeunes peuplements, rendement de première année.
  3. TFZ Straubing (2007, 2018). Anbauhinweise Chinaschilf (Miscanthus), Merkblatt 09/07 ; Miscanthus: Ausführliche Anbaubeschreibung, TFZ-Merkblatt 18PHz007 : sol à 10 °C, lit de plantation comme pour le maïs et eau capillaire, 10–15 cm, une plante par mètre carré, pas d’azote l’année de plantation, becs à maïs indépendants des rangs. TFZ-kompakt 5: Miscanthus (plantation d’automne admise).
  4. LfULG Sachsen (2014). Miscanthus: Anbau auf landwirtschaftlichen Flächen : 8–10 °C, pas après le 20 mai, profondeur 3–8 cm, tableaux de coûts dont plantation 456 €/ha et remplacement de 15 % ; récolte 530–830 €/ha. 3N Kompetenzzentrum Niedersachsen (2012). Miscanthus-Kurzinformation.
  5. Jodl, S., Eppel-Hotz, A. & Kuhn, W. (2008). Miscanthus als Nachwachsender Rohstoff: Ergebnisse aus 20-jähriger Forschungsarbeit. Veitshöchheimer Berichte 126, LWG : périodes de gel et pertes, température critique de −5 °C, profondeur 10 contre 20 cm, couverture de paille et buttage, plants issus de rhizomes contre plants micropropagés, plantation de plantules en fin d’automne.
  6. Chambre d’agriculture de l’Oise (2025). Le Miscanthus en pratique ; Chambre d’agriculture de l’Allier / SMEA (2022). Note technique Miscanthus ; Chambre d’agriculture d’Alsace (2020). Fiche Miscanthus : température du sol, règle des 15 mm de pluie, 8 h hors chambre froide, 18 000–20 000 rhizomes par hectare, rangs à 75 cm et à 1 m, équipes et débits de chantier, coût de récolte, taupins.
  7. Carmenate, P., Clark, D. M. & Heaton, E. (2019). Let’s plant some miscanthus! Iowa State University ICM ; Heaton, E. & Boersma, N. (2012). Is it too late to dig Miscanthus for spring planting? ICM ; Connell, M. & Heaton, E. (2020). How cold weather impacts Miscanthus. ICM : 50 °F, tolérance au gel avant la levée, conservation à 4 °C, pertes de 20–30 % la première année, 12 000–30 000 plantés par hectare.
  8. Clifton-Brown, J. C. & Lewandowski, I. (2000). Overwintering problems of newly established Miscanthus plantations can be overcome by identifying genotypes with improved rhizome cold tolerance. New Phytologist 148 : 287–294 : LT50 du rhizome −3,4 °C. Zub, H. W. & Brancourt-Hulmel, M. (2010). Agronomy for Sustainable Development 30 : 201–214 : jeunes pousses tuées en dessous de −8 °C.
  9. Peixoto, M. M., Friesen, P. C. & Sage, R. F. (2015). Winter cold-tolerance thresholds in field-grown Miscanthus hybrid rhizomes. Journal of Experimental Botany 66(14) : 4415–4425 : LT50 de −4,4 °C pour le clone « Illinois », survie au premier hiver par site, couverture de neige et minimum du sol.
  10. Pyter, R. J., Dohleman, F. G. & Voigt, T. B. (2010). Effects of rhizome size, depth of planting and cold storage on Miscanthus x giganteus establishment in the Midwestern USA. Biomass and Bioenergy 34 : 1466–1470 ; Pyter, R. & Voigt, T. (2007). Propagating Miscanthus x giganteus, ASA-CSSA-SSSA abstract 268-16 : profondeurs de 5–20 cm, 10 cm recommandés, quatre mois à 4 °C.
  11. Ashman, C. et al. (2023). Improving field establishment and yield in seed propagated Miscanthus through manipulating plug size, sowing date and seedling age. Frontiers in Plant Science 14 : 1095838 : survie et rendement de première année selon la date de plantation (plants en mottes). Davies, M. J., Longbottom, H. & Atkinson, C. J. (2011). Biomass and Bioenergy 35 : 4268–4279 : conservation au froid et humidité du sol.
  12. Lee, J. W. et al. (2026). Propagation method and planting density influence canopy developmental transition and biomass productivity in Miscanthus x giganteus. Industrial Crops and Products 240 : 122611. Miguez, F. E. et al. (2008). Meta-analysis of the effects of management factors on Miscanthus × giganteus growth and biomass production. Agricultural and Forest Meteorology 148 : 1280–1292.
  13. Branitskyi, Y. et al. (2026). The effect of planting dates and density on biomass and energy yield of giant miscanthus. Ecological Engineering & Environmental Technology 27(4) : 137–147 : plantation d’octobre contre plantation de mai près de Vinnytsia, 20 000 et 25 000 rhizomes par hectare.
  14. Lesur-Dumoulin, C. et al. (2016). Analysis of young Miscanthus × giganteus yield variability: a survey of farmers’ fields in east central France. GCB Bioenergy 8 : 122–135. Maksimović, J. et al. (2016). Planting density impact on weed infestation and the yield of Miscanthus grown on two soil types. Plant, Soil and Environment 62(8) : 384–388.
  15. Bilandžija, N. et al. (2020). Harvest systems of Miscanthus x giganteus biomass: a review. Journal of Central European Agriculture 21(1) : 159–167 : pertes par chaîne, débits de chantier, usure des couteaux et couteaux crantés, chaînes broyeur. Hastings, A. et al. (2017). Economic and environmental assessment of seed and rhizome propagated Miscanthus in the UK. Frontiers in Plant Science 8 : 1058 : coûts et débits des chaînes plaquettes et balles.
  16. Maschinenring Westfalen-Lippe / Landwirtschaftskammer NRW (2024). Erfahrungssätze für Maschinenring-Arbeiten 2024 : barèmes de prestation pour planteuses, ensileuses, broyeurs et presses. American Farmland Trust. Perennial Bioenergy Growing Guide: Miscanthus : silice et affûtage des couteaux. Annonces de concessionnaires, octobre 2026 : broyeurs à marteaux de 3 m neufs et d’occasion.
  17. Agroservis-proizvodnja d.o.o., Virovitica (2022–2024). Sadilica Miscanthus SM 4 (Miscanthus transplanter SM 4), page produit et comptes rendus de livraison, agroservis-proizvodnja.eu : fabrication sur commande, livraisons en Autriche, au Danemark et en Allemagne.
  18. Zelena Biomasna Energija : notre densité de plantation, les pertes à l’implantation que nous observons, notre chaîne de récolte, notre chaîne du froid et nos prix (miscanthus.eu/fr/buy).
Notre plantation de miscanthus
Vous parlez à un producteur, pas à un centre d’appels
Nous répondons à chaque demande sous 24 heures.

Contacts

Parlez-nous de votre projet