Séchage du grain au miscanthus : le coût par tonne de maïs
Faire passer une tonne de maïs de 28 % à 14 % d’humidité demande environ 210 kWh de chaleur. Il faut pour cela 24 m³ de gaz, au pouvoir calorifique retenu en Ukraine, ou 65 kg de balles de miscanthus brûlées dans un foyer. Les silos facturent le séchage par tonne et par point. Nous donnons ici ce coût en hryvnias pour le gaz, les plaquettes, les coques, le saule et les balles, ainsi que le coût de la chaleur pour une sucrerie.
Partie 1 : la page de référence · Partie 3 : maisons, fermes et villages · Si vous n’avez pas de champ à vous, commencez ici
Principales conclusions pour les séchoirs à grain et les sucreries
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Pour un séchoir à grain, les balles de la ferme reviennent moins cher que le gaz si l’on ne compte que le combustible, et à peu près au même prix une fois le foyer compté.
Avec les balles de la ferme comptées à leur coût de production, c’est-à-dire au coût complet d’une tonne produite, le combustible revient à 16 hryvnias par tonne et par point. Avec le gaz professionnel ukrainien, le même point par tonne a coûté 36–38 hryvnias en 2025 et en 2026. Si l’on ajoute le foyer, son électricité et le temps passé à s’en occuper, une exploitation dont le foyer ne sert qu’au séchage paie sa chaleur à peu près autant qu’avec ce gaz. En 2024, quand le gaz était moins cher, la chaleur des balles coûtait 11 € de plus par mégawattheure (MWh, soit 1 000 kWh). Si le foyer chauffe aussi des bâtiments en hiver, la chaleur des balles revient moins cher que celle du gaz aux prix de 2025 et de 2026. -
Des exploitations ukrainiennes sèchent déjà leur grain aux plaquettes, à la paille et au saule, mais aucune n’a publié les résultats d’une campagne au miscanthus.
Elles brûlent des plaquettes de vergers arrachés, des menues pailles, de la paille et du saule énergétique dans des générateurs d’air chaud à combustible solide, comme on appelle en Ukraine le foyer d’un séchoir. Celles qui ont publié leur coût ont payé 9–18 hryvnias par tonne et par point en 2023 et en 2024. De notre côté, nous n’avons pas encore séché de grain sur une campagne entière avec nos propres balles. -
Dans un foyer de plus d’un mégawatt, les balles doivent être broyées et chargées mécaniquement.
Un séchoir de 10 tonnes à l’heure consomme 650 kg de balles par heure, en continu pendant trois semaines. Un foyer à chargement discontinu de moins d’un mégawatt peut brûler des balles entières, chargées une à une. -
Une sucrerie ukrainienne moyenne aurait besoin des balles de 1 400 hectares ; avec une chaufferie neuve, sa chaleur coûterait plus cher que celle du gaz aux prix de 2025.
L’usine brûlerait 30 000 t de balles pendant sa campagne, les 100 jours où elle travaille la betterave. Ces balles coûteraient 3,3–3,9 millions d’euros, contre 5,4 millions d’euros de gaz aux prix de 2025. Une chaufferie construite pour ne fonctionner que pendant la campagne ajoute environ 50 € par mégawattheure au coût de la chaleur. Seules les usines qui possèdent déjà une chaudière à combustible solide feraient une économie, et nous n’en avons trouvé aucune qui brûle du miscanthus pour l’instant.
Si l’on ne compte que le combustible, le point par tonne coûte environ deux fois moins cher avec les balles de la ferme qu’avec le gaz professionnel ukrainien
Une tonne de maïs récoltée à 28 % d’humidité et séchée à 14 % perd 163 kg d’eau. Un séchoir tour moderne consomme 0,9 à 1,4 kWh de chaleur par kilo d’eau évaporée ; un ancien séchoir à flux croisés en consomme près de 1,8. Sur la base de 1,3 kWh par kilo, il faut environ 210 kWh pour sécher cette tonne. Un point par tonne correspond à un point d’humidité retiré sur une tonne de grain : cette tonne de maïs en représente donc 14.
Hryvnias par tonne et par point, combustible seul, séchoir de l’exploitation
Achetées à notre prix bord de champ, avec enlèvement par l’acheteur, les balles coûtent à peu près autant que le gaz en 2024 et environ 30 % de moins que le gaz en 2025 et en 2026. Elles restent plus chères que les plaquettes, les coques et le saule des exploitations ukrainiennes présentées au chapitre 03. Les balles de votre propre champ coûtent moins cher. On les compte à leur coût de production complet jusqu’à ce que la plantation soit amortie, puis au seul coût de la récolte. Les exploitations ukrainiennes comptent de la même façon le saule et les plaquettes qu’elles produisent elles-mêmes.
Si vous vendiez vos balles au prix bord de champ de 110–115 € la tonne, votre marge sur le coût de production serait de 10 hryvnias par tonne et par point (l’écart entre 26 et 16). Si vous les brûliez à la place du gaz payé aux prix de 2025 et de 2026 indiqués sur le graphique, vous économiseriez 20 à 22 hryvnias par tonne et par point, coût de production déduit, soit deux fois la marge d’une vente. Le coût du foyer n’est pas compris ici ; nous le comptons au chapitre 04.
Votre séchoir
- Gaz, par tonne et par point
- 38 ₴
- Balles achetées, par tonne et par point
- 30 ₴
- Balles de la ferme à 70 €/t de coût de production, par tonne et par point
- 16 ₴
- Balles pour la campagne
- 65 t
- Hectares à 18 t de matière sèche
- 3,1
- Économie par campagne avec les balles de la ferme, coût de production déduit
- 305 000 ₴
Le calcul retient 15 kWh de chaleur par tonne et par point, du gaz à 8,64 kWh par mètre cube utilisé en chauffage direct avec un rendement de 100 %, et des balles brûlées dans un foyer à 80 % de rendement, soit 4,6 kg par tonne et par point. Le taux de change retenu est de 51 hryvnias pour un euro. Par défaut, le prix du gaz est le prix professionnel de 2026, et le transport des balles est compté pour environ 50 km aux tarifs de transport de la paille. Le coût du foyer et celui de la main-d’œuvre ne sont pas compris.
Le détailNotre méthode de calcul
- 1 000 tde maïs humide, de 28 % à 14 %
- 163 td’eau à évaporer
- 212 MWhde chaleur, à 1,3 kWh par kilo d’eau
- 22 300 m³de gaz à 9,5 kWh le mètre cube, selon la convention de l’UE, ou 24 500 m³ à 8,64 kWh en Ukraineou65 tde balles brûlées dans un foyer à 80 % de rendement
- 3,1 haà 18 t de matière sèche par hectare, rendement normal de nos champs · 2,5 sur les meilleures terres · 4,1 sur une terre européenne ordinaire


Chaleur
Retirer un point d’humidité sur une tonne de grain revient à évaporer 11,6 kg d’eau, ce qui demande environ 15 kWh de chaleur. À 15 % d’humidité, une tonne de balles contient 4 080 kWh. En Ukraine, un mètre cube de gaz est compté pour 8,64 kWh ; un point par tonne demande donc 1,7 m³ de gaz ou 4,6 kg de balles.
Foyer
Le gaz brûle dans l’air de séchage, qui traverse ensuite le grain ; les constructeurs parlent de chauffage direct, et toute la chaleur du gaz est utilisée. Les balles brûlent dans un foyer, et un échangeur de chaleur, une paroi d’acier qui sépare les fumées de l’air de séchage, transmet 80 % de leur chaleur.
Coût
Le « coût de production » est le coût complet d’une tonne de balles sur les 20 ans d’une plantation, calculé avec notre modèle prévisionnel, un budget établi pour un hectare. Il s’élève à 70 € hors foncier, à 81 € avec un fermage ukrainien et à 124 € sur une terre privée louée 1 000 € l’hectare. Nous convertissons les hryvnias (₴) à 51 pour un euro.
Champ
Un champ normal donne 18 t de matière sèche par hectare (le poids de la récolte sans son eau), soit 21 t de balles. Avec les balles d’un hectare de champ normal, on sèche environ 330 tonnes de maïs humide. Toutes nos bases de calcul figurent dans « Notre méthode de calcul », sur la page de référence.
Des exploitations ukrainiennes sèchent leur grain aux plaquettes, à la paille et au saule ; aucune n’a encore fait état d’une campagne au miscanthus
La presse professionnelle ukrainienne cite trois exploitations et un silo qui sèchent le grain avec un autre combustible que le gaz. Dans le graphique du chapitre 02, les chiffres du saule, des coques et des plaquettes proviennent de deux de ces exploitations, Agrotechnika et Shyrokostup. Mriya et le silo de Khorostkiv ont publié des résultats portant sur des campagnes entières.
Les exploitations, leur combustible et leur facture de séchage
- Oblast (région) de Soumy · 5 000 ha · 2024
TOV Mriya
12,5 → 2,5 M₴En passant du propane et du gaz aux plaquettes de ses propres vergers arrachés, l’exploitation a ramené sa facture de séchage d’une campagne de 12,5 à 2,5 millions de hryvnias. Les deux premiers générateurs à plaquettes qu’elle a essayés se sont bloqués ; le troisième a fonctionné.
- Oblast de Kyiv · 7 000 t de maïs · 2023
FG Shyrokostup
16–20 ₴L’exploitation a payé 16 à 20 hryvnias par tonne et par point avec des plaquettes achetées, et environ 10 quand elle déchiquetait son propre bois. Un silo facture 150 à 200 hryvnias par tonne et par point. Le générateur a été amorti en une seule campagne.
- Oblast de Volhynie · générateurs GRECO · 2024
Agrotechnika
≤ 9 ₴ par tonne et par pointL’exploitation brûle le saule énergétique de sa propre plantation, à raison de 3 kg par tonne et par point.
- Oblast de Ternopil · silo de 50 000 t · 2022
Khorostkiv KHP
4 × 2,5 MWLe silo dispose de quatre foyers de 2,5 MW, conçus par l’entreprise et équipés d’échangeurs de chaleur. Sur les 70 000 t de grain séchées cette année-là, les trois quarts l’ont été aux menues pailles et à la paille, et un quart au gaz.
- Aucun cas publié · miscanthus · 2026
Un séchoir au miscanthus
pas encoreNous n’avons pas non plus séché de grain au miscanthus sur une campagne entière. Après la phase d’implantation, un champ planté une seule fois donne environ 20 tonnes de balles par hectare chaque hiver.



Le saule
Agrotechnika est l’exemple publié le plus proche d’une exploitation qui cultive elle-même le combustible de son séchoir. Le saule est toutefois une culture ligneuse, récoltée tous les trois ans.
La paille et les menues pailles
Au silo de Khorostkiv, on sèche le grain avec de la paille et des menues pailles, dans des foyers à combustible solide. Comme le miscanthus, ce sont des combustibles issus de graminées.

Le détailCe qu’il faut régler avant d’acheter le foyer
Avant d’acheter, il faut savoir comment le foyer sera alimenté, si sa garantie couvre le miscanthus, où les balles seront stockées et si les fumées peuvent entrer en contact avec le grain.
Avant d’installer un générateur à plaquettes, FG Shyrokostup utilisait deux générateurs d’air chaud à balles de paille, chargés à la main, d’une puissance totale de 2 MW. Il fallait attendre qu’une balle ait fini de brûler pour charger la suivante, si bien que la température baissait puis remontait à chaque chargement. Le débit était limité par la vitesse à laquelle on pouvait charger le combustible dans le foyer. Un séchoir de 10 tonnes à l’heure a besoin de 2,6 MW de combustible, soit 650 kg de balles par heure, en continu pendant trois semaines. À ce rythme, il faut broyer ou déchiqueter les balles et les charger mécaniquement.
Ces chiffres sont ceux de FG Shyrokostup, qui a installé un nouveau séchoir en même temps que le foyer à plaquettes.
En dessous d’un mégawatt, un foyer à chargement discontinu de type ukrainien, qui brûle une balle entière à la fois, est une solution pratique. Le modèle de 800 kW de BioFire est affiché à environ 13 500 € au catalogue. Linka, fabricant danois de chaudières à paille, propose des lignes qui broient les balles et les chargent mécaniquement, à partir de quelques centaines de kilowatts. Chez le fabricant ukrainien Kriger, un générateur de 6 MW coûte environ 320 000 € au prix catalogue.
Nous n’avons trouvé aucun chiffrage publié d’une ligne à balles pour un séchoir de ferme ukrainien de 10 tonnes à l’heure. Les cendres du miscanthus ramollissent vers 970 °C, environ 450 degrés plus bas que celles de l’épicéa, et peuvent former des blocs de mâchefer dans un générateur conçu pour les plaquettes. Demandez à Kriger, GRECO et Novyi Elevator si leur garantie couvre le miscanthus. Les chiffres sur les cendres et le chlore figurent dans le chapitre que la page de référence consacre au combustible. Un séchoir conçu pour le gaz perd en outre jusqu’à 30 % de son débit avec n’importe quel combustible solide.
Le stockage
Le miscanthus est pressé en fin d’hiver et brûlé en octobre ; le combustible d’une campagne reste donc stocké six à huit mois sous un hangar ouvert aux deux extrémités, sur palettes ou sur gravier. Pour les balles de 20 hectares, soit environ 420 tonnes à 150 kg par mètre cube en meule, il faut un bâtiment d’environ 2 800 m³.
Le mode de chauffe
Les installations de tous les constructeurs occidentaux que nous avons étudiés (Mecmar, LASCO, AMT, Agriconsult et Linka) chauffent l’air de séchage au moyen d’un échangeur et évacuent les fumées par la cheminée. Les générateurs GRECO et Kriger, les plus répandus en Ukraine, font passer les fumées dans le grain ; nous n’avons trouvé aucune plainte à ce sujet dans la presse professionnelle ukrainienne.
Les fumées
Le TFZ, centre technologique bavarois, a mesuré environ 100 mg/m³ de chlorure d’hydrogène dans les fumées brutes du miscanthus, plus que dans celles du bois. Une exploitation qui vend son grain à un acheteur européen, pour l’alimentation animale ou humaine, devrait le consulter avant de choisir un foyer à chauffage direct.
Foyer compris, la chaleur des balles de la ferme coûte à peu près autant que celle du gaz professionnel ukrainien en 2025 et 2026, et moins que celle du gaz des exploitations agricoles de l’UE
Au chapitre 02, nous avons comparé les combustibles seuls, sans l’équipement qui les brûle. Pour le gaz, il n’y a rien à ajouter : le brûleur est déjà monté sur le séchoir et personne n’a besoin de le surveiller.
| Balles brûlées dans un foyer à 80 % de rendement pour 1 000 t de maïs (212 MWh), à un coût de production allant de 70 € la tonne hors foncier à 124 € sur une terre louée cher | 21–38 € |
|---|---|
| Un foyer à chargement discontinu avec échangeur, d’environ 25 000 €, amorti sur 15 ans (notre hypothèse) | ≈ 12 € |
| Électricité et main-d’œuvre | ≈ 10 € |
| La chaleur, tous coûts compris | 43–60 € |
| Gaz professionnel, Ukraine 2024 / 2025 / 2026, en chauffage direct | 36 / 48 / 50 € |
|---|---|
| Gaz professionnel, UE, volume d’une exploitation, 2025, en chauffage direct | 70 € |
| Le brûleur à gaz déjà monté sur le séchoir | 0 € |
| La chaleur, tous coûts compris | 36–70 € |
Avec un fermage ukrainien et un foyer qui ne sert qu’au séchoir, la chaleur des balles revient à environ 47 € le mégawattheure, tous coûts compris. Ce coût est proche de celui du gaz professionnel ukrainien en 2025 et en 2026. Il dépasse de 11 € celui du même gaz en 2024 et reste inférieur de 23 € à celui du gaz des exploitations agricoles de l’UE en 2025. Une année comme 2022, où la chaleur du gaz ukrainien utilisé en chauffage direct revenait à 117 € le mégawattheure, celle des balles aurait coûté moins de la moitié de ce prix.
Ce qui entre dans le calcul
Il faut cultiver le miscanthus, le récolter, stocker les balles sous un toit et les charger dans un foyer équipé d’un échangeur de chaleur. Nous comptons donc tous les coûts, pour les balles comme pour le gaz, en euros par mégawattheure de chaleur. Les balles entrent dans le calcul à leur coût de production, pour les trois situations foncières décrites dans « Notre méthode de calcul », au chapitre 02. Le foyer est pris en compte sous forme d’annuité sur 15 ans à 6 % d’intérêt ; à un taux ukrainien de 12 %, l’annuité passerait de 12 à 17 € par mégawattheure. S’y ajoutent l’électricité et la main-d’œuvre, c’est-à-dire le temps passé à s’occuper du foyer. Le hangar n’est pas compté ; ajoutez son coût si vous n’en avez pas.
Le détailUn séchoir plus grand
Un séchoir de 10 tonnes à l’heure est trop grand pour un foyer à chargement discontinu. Si le générateur Kriger de 6 MW chiffré au chapitre 03 ne sert que pendant les 20 jours de campagne de ce séchoir, soit environ 1 100 MWh, son coût revient à environ 30 € par mégawattheure, au lieu de 12 € pour un foyer à chargement discontinu.
S’il produit 4 000 MWh par an au total, en chauffant aussi des bâtiments de ferme et des maisons pendant l’hiver, comme dans les fermes autrichiennes et britanniques présentées sur la page consacrée au chauffage, son coût tombe à environ 8 €. Si le générateur revient à 30 € par mégawattheure, la chaleur des balles coûte plus cher que celle du gaz ukrainien pour chacune des trois années du tableau ; s’il revient à 8 €, elle coûte moins cher que celle du gaz de 2025 et de 2026.
Aux prix du gaz de 2025, une sucrerie n’a intérêt à brûler des balles que si elle possède déjà une chaudière à combustible solide
Nous avons cherché en cinq langues et n’avons trouvé aucune sucrerie de betteraves qui brûle du miscanthus, ni en Europe ni en Ukraine. Les calculs qui suivent sont donc les nôtres. L’économie de combustible se chiffrerait en quelques millions d’euros par an, alors qu’une chaufferie neuve coûte des dizaines de millions.
Une sucrerie consomme environ 250 kWh de combustible par tonne de betteraves travaillée. Une usine moderne performante en consomme environ 170, et la moyenne ukrainienne est d’environ 285, soit 33 m³ de gaz par tonne au pouvoir calorifique retenu en Ukraine. Le four à chaux, chauffé au coke à plus de 1 100 °C, consomme environ 5 % de cette énergie et resterait au coke. Le reste va à la vapeur du procédé et aux sécheurs de pulpes ; certaines usines produisent déjà cette chaleur avec un combustible solide.
Le prix d’équilibre est le prix payé pour un mégawattheure de gaz, multiplié par 3,64, le nombre de mégawattheures de gaz que remplace une tonne de balles.
Le détailCoût du combustible, chaudières, acheteurs et pulpes
L’usine ukrainienne moyenne travaille 400 000 t de betteraves par campagne. Avec la consommation moyenne des usines ukrainiennes, et si le four à chaux reste au coke, il lui faudrait environ 30 000 t de balles, récoltées sur 1 400 hectares à rendement normal.
Aux prix professionnels ukrainiens de 2025, le combustible d’une campagne lui coûte environ 5,4 millions d’euros si l’on compte tout au prix du gaz, part du four à chaux comprise. La facture était d’environ 4,1 millions en 2024 et de 13,4 millions en 2022. Les balles coûteraient de 3,3 à 3,9 millions d’euros, selon qu’elles sont payées 110–115 € la tonne bord de champ ou 125–130 € rendues à l’usine. L’usine devrait aussi financer le stock d’une saison, de février à octobre.
Une usine de l’UE qui travaille un million de tonnes de betteraves a payé environ 12,6 millions d’euros de gaz en 2025, plus 4,3 millions pour les quotas carbone qu’elle doit acheter pour ce gaz. Pour environ 65 000 t de balles, qui ne sont soumises à aucun prix du carbone, elle aurait déboursé de 7 à 8,5 millions d’euros. Le coût d’une chaufferie est donné à la fin de ce chapitre.
Nous n’avons trouvé aucun chiffre publié sur le coût d’une ligne à balles ajoutée à une chaudière existante. Entre 2021 et 2023, le sucrier allemand Pfeifer & Langen a converti à la biomasse solide les deux chaudières à charbon de son usine de Könnern, en Saxe-Anhalt. Chacune produit 80 tonnes de vapeur à l’heure, et l’entreprise n’a pas publié le coût de la conversion. La coopérative sucrière espagnole Acor investit 70 millions d’euros dans une centrale qui brûle 90 000 t de biomasse par an et produit aussi de l’électricité destinée à la vente.
Une chaudière à charbon équipée d’une grille à chaîne, le tapis d’acier mobile sur lequel brûle le combustible, peut brûler des balles broyées ou des granulés en co-combustion avec le charbon ; la part de chaque combustible se règle en proportion de l’énergie apportée. Le miscanthus laisse moins de cendres que le charbon par mégawattheure, mais ces cendres fondent sur une grille chaude, et la chaudière perd une partie de sa puissance nominale.
Le chlore du combustible corrode le surchauffeur, c’est-à-dire les tubes où la vapeur est la plus chaude. Les centrales à paille de Grande-Bretagne et du Danemark ont été conçues en tenant compte de ce problème.
Une usine qui possède déjà une chaudière ou un sécheur à combustible solide peut passer aux balles sans construire de chaufferie. Selon Ukrtsukor, l’association des producteurs de sucre ukrainiens, 30–40 % des usines du pays fonctionnent déjà, au moins en partie, avec un autre combustible que le gaz : charbon, granulés, tourbe ou fioul lourd. Luzeal, une usine française qui déshydrate de la pulpe de betterave et de la luzerne, brûlerait dans ses sécheurs du miscanthus provenant d’environ 420 hectares sous contrat, en complément du charbon. Des usines ukrainiennes produisent déjà une partie de leur combustible : sept usines sur les 27 ont des projets de biogaz ou de biométhane, et l’usine du groupe sucrier Astarta à Hlobyne produit 150 000 m³ de biogaz par jour à partir de pulpes.
Le nombre de sucreries diminue : dans l’UE, il est passé de 105 à 88 entre 2012 et 2023, avec la fin des quotas sucriers. En Ukraine, 33 usines ont fonctionné en 2021 et 23 en 2022 ; cette année-là, le gaz professionnel coûtait 117 € le mégawattheure, et dix usines sont restées à l’arrêt pour cette raison. En 2025, 27 usines ont fonctionné. Pour une usine qui a continué à fonctionner en 2022, brûler des balles limiterait ce que pourrait lui coûter une prochaine hausse brutale du prix du gaz. Il faudrait aussi mettre en place une filière d’approvisionnement. Les centrales à paille anglaises achètent leur paille dans un rayon de 50 à 80 km, avec des contrats pluriannuels, et celle d’Ely brûlerait du miscanthus en plus de la paille. En France, Novabiom, entreprise spécialisée dans le miscanthus, propose des contrats de cinq ans à environ 80 € la tonne pour une première plantation. En Ukraine, la durée légale minimale d’un bail rural est de sept ans, alors qu’une plantation de miscanthus reste en place 20 ans.
La chaleur de procédé est la chaleur qu’une usine utilise pour fabriquer son produit. La sucrerie est le plus gros consommateur que nous étudions sur cette page. Dans les autres industries, le calcul suit les mêmes étapes, avec des quantités plus faibles.
Ce chiffre concerne une laiterie qui fabrique du lait en poudre.
La chaudière sert donc tous les mois, ce qui n’est pas le cas pour un séchoir à grain.
Selon l’Association ukrainienne de la bioénergie (UABIO), la bioénergie remplace déjà cette quantité de gaz en Ukraine.
Les pulpes
Les pulpes sont vendues pour l’alimentation animale. Si les fumées du sécheur traversent les pulpes, l’usine devrait consulter l’acheteur des pulpes, comme une exploitation consulte l’acheteur de son grain avant de choisir le chauffage direct.
Les autres années
Face au gaz industriel de l’UE, le prix d’équilibre de la tonne de balles était de 72 € aux prix de 2020 et de 404 € fin 2022. Avec le prix du carbone de l’UE, il était de 245 € aux prix de 2025. Face au gaz ukrainien, il était de 132 € en 2024 et de 173 € en 2025.
Nous refaisons ci-dessous le même calcul pour une usine plus grande, qui travaille 5 000 t de betteraves par jour.
- 500 000 tde betteraves, 5 000 par jour pendant 100 jours
- 125 GWhde combustible à 250 kWh la tonne, soit 125 000 mégawattheures
- 13 millions de m³de gaz à 9,5 kWh le mètre cube, selon la convention de l’UE, four à chaux comprisou32 700 tde balles, hors les 5 % du four à chaux
- 1 260–2 050 ha1 540 sur un champ normal, à 21 t de balles par hectare ; 1 260 sur les meilleures terres, 2 050 sur une terre ordinaire
- 650 par jourgrosses balles cubiques de 500 kg, sur 20 à 30 camions · 650–1 300 t de cendres par campagne, à 2–4 % du combustible
Rendement de la chaudière
Une usine brûle son gaz dans une chaudière au rendement de 92 %. Un mégawattheure de chaleur coûte donc environ 9 % de plus qu’un mégawattheure du gaz brûlé pour le produire. C’est pourquoi la chaleur du gaz ukrainien coûte plus cher ici que dans les tableaux du séchoir, au chapitre 04, où le gaz est utilisé en chauffage direct.
Une chaufferie neuve comparée à une chaudière que l’usine possède déjà
Les deux tableaux sont en euros par mégawattheure de chaleur.
| Balles sous contrat, rendues à 125–130 € la tonne | ≈ 38 € |
|---|---|
| Une chaufferie neuve qui ne sert que pendant une campagne de 100 jours : 70 millions d’euros, soit le prix d’une centrale biomasse qui fonctionne toute l’année, remboursés sur 25 ans à 6 % et répartis sur les 109 GWh de chaleur de la campagne | ≈ 50 € |
| Exploitation et gestion des cendres (notre hypothèse) | ≈ 8 € |
| La chaleur, tous coûts compris, chaufferie neuve | ≈ 96 € |
| La chaleur, tous coûts compris, dans une chaudière à combustible solide que l’usine possède déjà | 46 € + la conversion |
| Gaz professionnel, UE, volume d’une usine, 2025, chaudière à 92 % | 55 € |
|---|---|
| Quotas carbone de l’UE à 85 € la tonne de CO₂ | ≈ 18 € |
| Gaz professionnel, Ukraine 2025 / 2022, chaudière à 92 % | 52 € / 128 € |
| La chaleur, tous coûts compris | 52–128 € |
Chaufferie neuve
À l’échelle d’une usine, la chaufferie coûte plus par mégawattheure que le combustible. Les 70 millions d’euros correspondent au prix de la centrale d’Acor, en Espagne, qui fonctionne toute l’année et produit aussi de l’électricité destinée à la vente. Si une chaufferie de ce prix ne sert que pendant une campagne de 100 jours, la chaleur des balles revient plus cher que celle du gaz chaque année récente, sauf en 2022.
Chaudière existante
Dans une chaudière ou un sécheur à combustible solide que l’usine possède déjà, les balles et la gestion des cendres reviennent à 46 € le mégawattheure, auxquels s’ajoute un coût de conversion dont nous n’avons trouvé aucune estimation publiée. Aux prix de 2025, la chaleur produite au gaz revenait à 73 € dans l’UE, prix du carbone compris, et à 52 € en Ukraine. Il faut commencer à organiser l’approvisionnement trois campagnes avant de brûler les premières balles.

Autorisations d’émissions pour le foyer d’un séchoir, en Ukraine et dans l’UE
Les règles carbone ne concernent que les grandes installations, comme une sucrerie.
Ukraine
En Ukraine, le foyer d’un séchoir ou une chaudière est considéré comme une source fixe de combustion et doit faire l’objet d’une autorisation d’émissions dans l’atmosphère, délivrée par la direction de l’environnement de l’oblast. La catégorie de la source, et donc les démarches, dépendent de ses émissions, quel que soit le combustible. Le biocombustible solide est soumis à la TVA mais pas aux droits d’accise, et la chaleur issue de la biomasse peut être vendue jusqu’à 90 % du tarif de la chaleur produite au gaz (loi 1959-VIII).
UE
Dans l’UE, un foyer de 1 MW ou plus relève de la directive sur les installations de combustion moyennes (MCP) ; les chaudières d’une sucrerie relèvent de la directive relative aux émissions industrielles (IED).
Règles carbone
La directive européenne sur les énergies renouvelables, RED III, exige une réduction de 80 % des émissions de gaz à effet de serre, que l’exploitant doit démontrer par son propre calcul. Cette exigence s’applique dès 7,5 MW de puissance thermique de combustion, aux installations mises en service après novembre 2023. Selon une analyse de cycle de vie ukrainienne, la chaleur du miscanthus satisfait à cette exigence même lorsque le combustible est transporté sur 400 km. Le système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE-UE) couvre les installations à partir de 20 MW et attribue un facteur d’émission nul à la biomasse si elle remplit les critères de la directive sur les énergies renouvelables. C’est pourquoi, au chapitre 05, nous ne comptons aucun prix du carbone pour les balles, alors que nous en comptons un pour le gaz.
L’étude porte sur une chaudière à plaquettes de 500 kW ; elle est présentée au chapitre 06 de la page de référence.
Par rapport au gaz professionnel ukrainien de 2025, le coût d’implantation d’un hectare est récupéré la cinquième année, foyer non compris
On plante un hectare une seule fois, dans une terre préparée comme pour un maïs, avec 17 800 rhizomes, les fragments de tige souterraine à partir desquels la culture se développe. Les premières balles sont récoltées en janvier, après la deuxième saison, et brûlées à partir du troisième automne. La plantation est ensuite récoltée chaque hiver pendant 20 ans.
Selon notre modèle prévisionnel, fermage compris et foyer non compris, le coût d’implantation d’un hectare est récupéré la cinquième année si ses balles remplacent du gaz professionnel ukrainien payé aux prix de 2025. Aux prix de 2024, il faut attendre la septième année. Par rapport au tarif gelé des ménages ukrainiens, c’est-à-dire au prix du gaz bloqué à 7,96 hryvnias le mètre cube, ce coût n’est pas récupéré sur les 20 ans de la plantation. Le foyer est compté au chapitre 04. Le budget complet sur 20 ans, le graphique de trésorerie et le marché des balles se trouvent au chapitre 07 de la page de référence.
Ne plantez pas pour un séchoir si
- le foyer ne doit servir que pendant les six semaines de séchage et que le gaz est payé aux prix professionnels ukrainiens : le foyer coûte alors autant que l’économie réalisée sur le combustible ;
- vous n’avez pas de hangar sec pour les balles d’une campagne (sa taille est indiquée au chapitre 03) ;
- vous devez cesser de sécher au gaz avant le troisième automne.
Si le foyer chauffe aussi des bâtiments en hiver, ou si vous payez le gaz au prix des exploitations agricoles de l’UE, et que vous disposez d’un hangar, la plantation se justifie. Choisissez le foyer avant de mettre les rhizomes en terre.
Surface à planter et calendrier pour un séchoir ou une usine
Une exploitation avec un séchoir
Les balles de trois hectares suffisent pour sécher 1 000 tonnes de maïs ; il faut 15 hectares pour alimenter un séchoir de 10 tonnes à l’heure pendant sa campagne de 20 jours. Un champ planté au printemps 2027 fournit le premier combustible pour la campagne 2029, puis une pleine récolte à partir de 2030.
Une usine
Une usine qui possède déjà une chaudière ou un sécheur à combustible solide a besoin d’au moins 1 000 hectares cultivés sous contrat à proximité, plantés par tranches de 300 à 500 hectares.
Notre capacité
Nous produisons des rhizomes pour environ 1 000 hectares par an. Cela permet de planter en une saison environ 70 % des 1 400 hectares nécessaires à une sucrerie ukrainienne moyenne, et la totalité en deux saisons. Notre production étant réservée tôt, la plantation destinée à une usine doit être précommandée trois campagnes à l’avance. Une usine peut commencer par une plantation pilote de 300 hectares, réalisée en un seul printemps.
Le miscanthus comme combustible : les deux autres volets
Vous y trouverez les caractéristiques du combustible, le prix de la chaleur par combustible et par pays depuis 2020, le bilan énergétique et le bilan carbone, la réglementation et le budget d’un hectare sur 20 ans.
Lire Maisons, fermes et villagesChauffer une maison, une ferme ou un village au miscanthusVous y trouverez le coût annuel du chauffage en euros, comparé à celui du gaz, du fioul et des granulés, la chaudière nécessaire, des fermes et des villages qui se chauffent déjà au miscanthus, les règles selon les pays et les cas où il vaut mieux garder le gaz.
LireQuestions fréquentes
Oui, on peut sécher le grain dans un foyer à combustible solide alimenté en balles, comme des exploitations ukrainiennes le font déjà avec des plaquettes, de la paille ou du saule. Pour faire passer une tonne de maïs de 28 % à 14 % d’humidité, il faut environ 210 kWh de chaleur, ce que fournissent 65 kg de balles brûlées dans un foyer équipé d’un échangeur de chaleur. Avec des balles comptées à leur coût de production de 70 € la tonne, le combustible revient à environ 4,50 € par tonne de maïs, contre environ 10 € avec le gaz professionnel ukrainien aux prix de 2026. Si l’on ajoute le foyer, son électricité et le temps passé à s’en occuper, les deux solutions reviennent à peu près au même prix.
Nous n’avons trouvé aucune sucrerie qui en brûle déjà, ni en Europe ni en Ukraine. Une sucrerie ukrainienne moyenne travaille 400 000 t de betteraves pendant sa campagne, qui dure 100 jours. Pour remplacer tout le combustible qu’elle brûle, sauf le coke du four à chaux, il lui faudrait environ 30 000 t de balles, récoltées sur 1 400 hectares. Ces balles coûteraient de 3,3 à 3,9 millions d’euros aux prix de 2026, contre 5,4 millions d’euros de gaz aux prix de 2025, sans compter la chaudière. Une usine qui possède déjà une chaudière à combustible solide peut y brûler des balles en complément de son combustible actuel. En année normale, le coût d’une chaufferie neuve construite pour une campagne de 100 jours dépasse, par mégawattheure, l’économie réalisée sur le combustible.
Un séchoir qui traite 2 000 t de maïs par campagne a besoin d’environ 900 m³ de stockage pour ses balles ; les balles de 20 hectares occupent environ 2 800 m³. À chaleur égale, les balles prennent quatre à cinq fois plus de place que les granulés. On les empile sous un hangar ouvert aux deux extrémités, sur des palettes ou sur du gravier.
Lors d’un printemps sec, une culture sur pied peut prendre feu, de même qu’une meule de balles. Équipez les machines de récolte d’extincteurs, éloignez les meules des bâtiments et respectez les règles nationales de stockage de la paille. Les séchoirs à grain peuvent prendre feu quel que soit le combustible : en Ukraine, 293 séchoirs ont brûlé en 2020.
Aucun des deux fabricants ne cite les balles entières parmi ses combustibles. GRECO indique les granulés, les plaquettes et les coques ; Kriger, les plaquettes, les granulés, les coques et les résidus de culture. Les balles entières se brûlent dans des foyers à chargement discontinu de moins d’un mégawatt, comme le modèle de 800 kW de BioFire, que l’on charge d’une balle ronde de 600 kg à la fois. Un foyer plus puissant nécessite une ligne de broyage des balles, comme celles de Linka. Un séchoir qui demande 2,6 MW de combustible consomme 650 kg de balles par heure ; à ce débit, il faut un broyeur et un convoyeur pour l’alimenter.
Nous n’avons trouvé aucune étude qui ait mesuré cet effet sur du grain séché au miscanthus. Dans les années 1980, une étude américaine a comparé du maïs séché en chauffage direct à la biomasse et du maïs séché en chauffage direct au gaz ; elle a relevé dans les deux cas les mêmes teneurs en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des composés présents dans la fumée. Les fumées du miscanthus contiennent plus de chlorure d’hydrogène et de poussières que celles du bois : le TFZ, centre technologique bavarois, a mesuré environ 100 mg/m³ de chlorure d’hydrogène dans les fumées non traitées. Les séchoirs de tous les constructeurs occidentaux que nous avons étudiés chauffent l’air au moyen d’un échangeur. Les générateurs GRECO et Kriger font passer les fumées dans le grain, et nous n’avons trouvé aucun problème signalé à ce sujet dans la presse professionnelle ukrainienne. Renseignez-vous auprès de l’acheteur de votre grain avant de choisir un foyer à chauffage direct.
À propos de cet article
Nous avons rédigé cet article nous-mêmes. Nous cultivons le miscanthus et vendons du matériel de plantation ; nous nous sommes appuyés sur les sources citées plus bas et sur nos propres chiffres.
Les informations étaient à jour à la date de publication. Les prix et les règles évoluent, et des erreurs sont possibles : vérifiez les chiffres avant de vous y fier.
Si vous relevez une erreur ou disposez de chiffres plus précis, écrivez-nous à info@miscanthus.eu ou utilisez le formulaire ci-dessous.
Sources
- TFZ Straubing, K. Reisinger. Thermische Verwertung von Miscanthus im Vergleich zu Holz (2009), Landtechnikbericht 154 : PCI 17,7 MJ/kg MS ; cendres 3,9 % (2,3–5,6) ; ramollissement des cendres à 973 °C ; Cl 0,22 %, K 0,72 % ; mesures de HCl et de poussières ; « pas de miscanthus dans les chaudières classiques à plaquettes ou à granulés ».
- FNR, Basisdaten Bioenergie (2022) : PCI 14,6 MJ/kg à 15 % d’humidité ; masses volumiques apparentes.
- Eurostat, nrg_pc_202 (gaz des ménages), nrg_pc_203 (gaz hors ménages, tranches I3 et I5), nrg_pc_204 (électricité), données jusqu’à 2025-S2, mise à jour du 24 septembre 2026.
- Banque mondiale, Commodity Price Data, données mensuelles jusqu’à août 2026 : TTF, Brent, charbon ; taux de référence de la BCE ; taux officiels de la NBU, la banque centrale d’Ukraine.
- Naftogaz (tarif des ménages de 7,96 UAH/m³, valable jusqu’au 30 avril 2027) ; NERC, le régulateur ukrainien de l’énergie ; archives tarifaires de minfin.com.ua ; ministère de l’Économie d’Ukraine, prix de vente effectif mensuel du gaz, de mars 2022 à août 2026 ; tarifs de Naftogaz Trading.
- LWK Niedersachsen (chambre d’agriculture de Basse-Saxe), calculateur du coût de la paille, via LAND & FORST (juin 2025) : transport à 6,50 €/t plus 0,155 € par tonne-kilomètre.
- OMAFRA, Reducing energy use in grain dryers (2024/2026) ; Antargaz Pro, séchage (2026) ; Deutsches Maiskomitee, MAIS 3/2005 (Hugger) ; Institut du gaz de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine (NASU) / K. Kostohryz, Agrobusiness-Ukraine 4/2020.
- Elevatorist, 27/01/2022 (293 séchoirs incendiés en 2020), 08/02/2022, 22/04/2022, 30/09/2022, 31/10/2022, 10/07/2023, 12/02/2024, 18/03/2024 ; Latifundist, 06/10/2022, 14/07/2023, 26/09/2023, 23/07/2025 ; Kurkul, 22/02/2023 ; SuperAgronom, 17/02/2024 ; agrarheute, 06/09/2022 ; topagrar.pl, 24/09/2026.
- Farmers Weekly, 19 mars 2018 (Woodend Farm ; Aberdeen Grain).
- GRECO, Kriger (prix catalogue du TGm-6.0, 2026), Novyi Elevator, BioFire (prix catalogue du TPZ8, 2026), Mecmar, LASCO, AMT, Agriconsult, Linka : documentation des fabricants.
- Jensen, A. S. & Morin, B. (2015). Energy and the environment in beet sugar production. ESST ; CEFS, Climate Neutrality Toolbox (2023) ; Astarta via agravery.com (17 février 2017) ; Ukrtsukor via Interfax-Ukraine (17 novembre 2023) et données de la campagne 2025/26 ; Latifundist sur les combustibles des sucreries (2023).
- Tryboi, O. V. (2018). Efficient biomass value chains for heat production from energy crops in Ukraine (une chaudière à plaquettes de 500 kW, 33 ha, vingt ans). Energetika 64(2), 84–92, tableaux 5 à 7 ; comparateur de 80 g CO₂eq/MJ, tiré de SWD(2014) 259 et de l’annexe VI de RED II ; Nussbaumer & Oser (2004), IEA Bioenergy Task 32 (référence : plaquettes 13, granulés 3,3, chaudières au gaz et au fioul 0,7) ; McCalmont et al. (2017), GCB Bioenergy (rapport énergétique de la culture : 47) ; JRC (2017), pas de valeur par défaut pour le miscanthus.
- Prix des balles : agrarheute (7 avril 2026, Allemagne, départ ferme) ; Novabiom et le contrat de Bernwiller (France) ; Farmers Weekly (2020) et Biosorb (2024) (Grande-Bretagne) ; offres à l’export d’Artmash (Ukraine, 2026) ; notre propre prix bord de champ.
- Bioenergy Insight (26 septembre 2023), Pfeifer & Langen Könnern ; annonce de la centrale biomasse d’Acor ; Luzeal (information rapportée, non vérifiée) ; centrales à paille d’Elean/Ely et de Sleaford ; conditions des contrats Novabiom ; Navigant/BMWi (2020), laiterie 7–10 GJ/t ; UABIO, chaudières biomasse municipales.
- Directive MCP (UE) 2015/2193 ; IED 2010/75/UE ; directive SEQE-UE et SEQE-UE 2 ; RED III, directive (UE) 2023/2413, art. 3 et art. 29.
- Zelena Biomasna Energija, Miscanthus × giganteus CAPEX and OPEX structure: 1-hectare reference model, Croatie, septembre 2026 (modèle prévisionnel ; hors financement, stockage, transport, transformation et arrachage de la plantation) ; utilisé ici avec les rhizomes au prix catalogue.
- Économie de l’hectare : miscanthus.eu/fr/buy (prix des rhizomes) ; notre coût de récolte, nos rendements et notre prix ; LfL Bayern, Deckungsbeiträge 2023–25 ; LfULG Sachsen (2014) ; Chambre d’agriculture de l’Oise (2025) ; Hastings, A. et al. (2017) ; Destatis, fermages (2023) ; séries d’essais de Poltava et de Potash, à la base de l’échelle des rendements.
- Photographies : les photos de nos propres champs sont les nôtres (février 2026 et hivers précédents) ; les autres sont créditées dans leur légende.


